Suri de carottes à l’orange

L’association des carottes et de  l’orange  est un mariage d’amour gustatif. C’est un mélange de saveurs qu’on retrouve par exemple dans la cuisine marocaine, associée ou non à la cannelle. On peut très bien assaisonner de jus d’orange une salade de carottes lacto-fermentées, ce sera très bon. Mais pourquoi ne pas les faire fermenter ensemble ?

Retour du marché : elles ne sont pas forcément calibrées, belles et lisses, mais elles ont du goût !

On obtiendra des saveurs différentes si on les fait fermenter ensemble. La fermentation va créer de nouvelles molécules aromatiques à partir de ce substrat combiné de carotte et d’orange. Les saveurs seront plus intimement liées. Cela ne donnera pas un goût de carotte associé à un goût d’orange, mais il sera créé un troisième goût très intéressant. Essayez !

Choisissez des légumes ayant poussé sans pesticides. Si vous trouvez des variétés de carottes dites anciennes, de différentes couleurs, amusez-vous à faire des bocaux colorés. Si vous les mélangez, sachez que les violettes (seul l’extérieur est violet, le cœur est orange) vont déteindre sur les autres, et tout deviendra d’un superbe rouge vif, plus ou moins violacé et foncé selon la proportion des carottes violettes. (Je n’en mets pas plus que 20 %) .  Mais on fait la même chose avec des carottes oranges habituelles, pourvu qu’elles soient bio. L’orange doit aussi être bio, c’est impératif. Choisissez-la à peau fine de préférence.

Les carottes avant fermentation. On peut aussi ajouter une herbe citronnée comme la verveine ou la citronnelle.

Pour 1 bocal de 1 litre :

  • 1 kilo de carottes
  • 1 orange bio
  • 10 g de gros sel gris de mer (ou 2 cuil. à café rases)
  1. Pelez les carottes. Ne les rincez pas après les avoir pelées. Vous pouvez les rincer avant si elles ont de la terre. Sinon, ne le faites pas. Détaillez-les en fine julienne avec une mandoline ou râpez-les sur une râpe à gros trous.
  2. Éliminez une tranche de peau de l’orange aux deux pôles, là où il n’y a que du zeste et pas de chair. Détaillez l’orange en très fines tranches, puis recoupez chaque tranche en 8.
  3. Mélangez dans un grand saladier les carottes et l’orange. Ajoutez le sel. Avec les mains, pétrissez  et écrasez le tout pendant 5 minutes pour bien répartir le sel, et le faire pénétrer dans la masse. Laissez reposer 15 minutes. Le sel va faire sortir le jus des légumes. Recommencez à pétrir les carottes et l’orange jusqu’à ce que vous voyiez du jus dans le fond du récipient.
  4. Remplissez le bocal en tassant fortement avec le poing ou avec un pilon. Vous devez voir le jus remonter quand vous appuyez sur les légumes. Remplissez jusqu’à 2-3 cm en dessous de l’ouverture.
  5. Fermez le bocal avec son caoutchouc en place. Laissez fermenter 5 à 7 jours à température ambiante (20-25°C), puis entreposez au frais (15-17°C) idéalement. Au sujet des températures idéales de fermentation et de stockage, lisez ICI.
Les mêmes carottes après fermentation : ni violettes, ni jaunes, ni orange, mais une quatrième — magnifique — couleur !

Vous pouvez commencer à les déguster après 2 semaines de fermentation.  Crues, assaisonnées avec un filet d’huile d’olive et quelques tours de poivre du moulin, c’est déjà très bon. Goûtez-les seules ou en mélange dans une salade composée. Mais on peut aussi les cuire et les servir en accompagnement d’une viande ou d’un poisson.

Bientôt sur ce blog, une recette pour les cuisiner. Restez connectés !



80 commentaires sur “Suri de carottes à l’orange”

  • Bonjour Marie-Claire, Cela faisait un moment que je suivais votre blog sans toutefois m’y mettre pour de vrai moi-même. J’ai acheté votre livre Aliments fermentés aliments santé et ai préparé les bâtonnets de carottes aux épices (p. 49). Cependant j’ai été très surprise de la quantité de saumure à verser dans le bocal. Il est écrit dans la recette 30 cl soit 300 ml pour 1 kg de carottes – c’était bien trop peu pour recouvrir les carottes. Pourriez vous m’éclairer svp? D’autre part je n’ai pas vu dans votre ouvrage d’indication d’ordre général quant à la quantité de sel pour quelle quantité d’eau. J’ai dû manquer cette information, mais je serai ravie d’apprendre où la trouver dans votre livre! J’aurais bien aimé vous contacter par email mais en cliquant sur le lien que vous donnez je ne peux malheureusement pas et je suppose que c’est parce que je n’ai pas outlook. Pourrais je avoir votre adresse mail svp? Merci infiniment de votre réponse !! Cordialement, Laurence

    • Pour envoyer un mail, cliquez sur l’enveloppe à droite du blog, sous « suivez-moi ». Il n’y a pas besoin d’avoir outlook. Ou alors allez sur le lien « en savoir plus » sous ma photo, puis en bas de la page cliquez sur le lien « pour me contacter cliquez ici ».

      Si vous avez bien pris un bocal de 1 litre, 1 kilo de carottes brut, donc environ 800 g net, les 30 cl de saumure sont bien suffisants pour remplir. Vous n’avez pas mis assez de carottes dans votre bocal si vous aviez besoin d’en rajouter, il faut bien les tasser les unes contre les autres et laisser le moins de vide possible. Ou alors vous avez pris un bocal de taille différente.

      j’indique les quantités de sel et d’eau pour chaque recette dans le livre.

      Pour les généralités sur le sel et l’eau, lisez ICI, clic.

  • Bonjour,

    J’ai ouvert mon premier bocal de carottes a l’orange, qui a deux semaines et demi. J’ai adoré la subtilité du mélange des deux goûts, par contre mes enfants, jeunes, pas encore habitués, ont trouvé cela trop acide, je leur ai mis entre deux tranches de pain beurré pour que ça passe mieux.

    Je vais en reprendre un peu en accompagnement de mes prochains plats, c’est délicieux et frais.

    Merci pour vos idées et recettes, j’attends les prochaines avec impatience!

    • Merci pour le retour d’expériences. Avec les enfants, on ne sait jamais. Certains raffolent de l’acidité, d’autres non.
      Un truc aussi est de rajouter dans leur portion une pincée de bicarbonate : ça enlève l’acidité (mais attention, n’en mettez pas trop, ça donne un gout de savon sinon).

  • Bonjour, j’aurais voulu savoir svp: dans la recette suri de carottes à l’orange vous mettez du sel entre différentes couche de carottes et orange. Pourquoi c’est pas nécessaire dans les autres préparations?
    Merci d’avance pour votre réponse.

  • Bonjour Marie Claire,
    tout d’abord un grand merci pour votre site, grâce à vous j’apprends des choses que je n’ai pas eu le temps de demander à ma grand mère…
    J’ai une question au sujet d’un de mes bocaux (à pas de vis et non à clip, donc sans collerette en caoutchouc), la moitié supérieure des carottes à été comme « happée » vers le haut, ce qui fait qu’il y a désormais un jour d’un centimètre au milieu de mon bocal, entre le haut et le bas…Et comme quasiement tout le liquide est sirti du bocal je crois bien que c’est de l’air…Ca ,ne fait que 48h que j’ai fermé ce bocal, rien à signaler sur l’autre..
    Est grave ? Est ce rattrapable ? Dois je le jeter ?
    Merci de votre aide,
    B.

    • Je déconseille les bocaux à vis, on a très souvent des problèmes avec. Moi chaque fois que j’ai eu des ratés, c’était avec des bocaux à vis. CLIC ICI.
      Ne jetez pas vos carottes, vous pouvez les manger si ça ne fait que 48 heures.
      Réessayez cette fois avec un bon bocal.

      • D’accord,
        merci beaucoup, donc ce soir je déguste mes carottes non fermentées. Je vais voir comment évolue le second bocal…Et surtout je vais investir dans les bons bocaux 🙂
        Merci encore.

  • Bonsoir,
    j’ai ramassé les dernières carottes du potager et l’intérieur des fanes étaient tout tendre; je les ai lavées mais peut-on les lacto fermentées, en mélange avec quelques carottes, pourquoi pas?
    merci pour toutes ces idées!
    Corinne?

    • Oui c’est possible, Vous pouvez faire les petites carottes entières avec leurs fanes. Mais ça va perdre l’aspect « jeune et tendre », ça va devenir comme des fanes cuites.

  • Bonjour,
    Je lis avec intérêt votre blog.
    Les avis paraissent unanimes,et j’ai bien envie d’essayer,mais je me pose une question :comment se consomment les légumes ainsi préparés?
    En plat principal?en accompagnement ,mélangés à d’autres légumes non lacto fermentés?(pour diminuer l’acidité)
    Si je fais carottes ou betteraves,elles sont à consommer tel quelles comme une salade de crudités ?
    Merci!

    • On peut consommer les légumes suris crus, cuits, en soupe, en garniture, en salades, en condiments, dans une sauce, dans une poêlée de légumes. Les betteraves, carottes, choux, etc, peuvent se consommer directement en salades. Vous avez dans la barre de menu en haut du blog un menu ; cliquez sur FAIRE, puis sur CUISINER et vous trouverez des recettes d’entrées, plats et desserts qui vont encore s’enrichir dans les semaines qui suivent.

  • Bonjour Marie-Claire, malgré les pétrissages, je n’ai que très peu de jus au fond du bocal. J’ai quand même mis en pot en me disant que le jus allait peut être sortir au petit à petit. Aurais-je dû ajouter une orange ? Celle que j’ai mise n’était peut être pas assez juteuse… S’il n’y a pas plus de jus qui sort et que ça ne recouvre pas les carottes, est-ce que je dois abandonner ce pot ? Merci à vous ! Karine

    • Cela arrive quand on utilise des « vieilles » carottes. Si vous avez bien tassé les légumes dans le bocal et qu’il ne reste pas de bulles d’air, et de plus, si le bocal est bien rempli jusqu’à 2 cm en dessous du bord, pas moins rempli, ça va aller.
      En dehors de ces cas, vus pouvez rajouter un peu d’eau bouillie et refroidie, ou un jus d’orange. Refermez bien, et continuez la fermentation.

  • Bonjour,
    J’ai découvert votre site par l’intermédiraire d’un ami qui s’y est mis à fond en suivant vos conseils. Du coup j’ai envie de m’y mettre aussi !
    J’ai acheté des carottes non bio, est-ce vraiment problématique si je fais un bocal avec ?
    Merci pour votre réponse,
    Et merci pour votre blog très intéressant !

    • Les pesticides peuvent empêcher la fermentation, surtout si ce sont des fongicides. Et cela peut aussi donner un goût aux légumes. Ceci dit,n ce n’est pas obligatoire qu’il y ait des pesticides dans vos carottes non bio, surtout si vous les avez achetées chez un producteur local.

  • Je viens de goûter mon premier essai de suri de carottes à l’orange et je dois dire que c’est absolument délicieux !! Je vais donc poursuivre ma découverte de la lactofermentation….
    Merci Marie Claire pour votre travail 😊

  • Bonjour,

    Pensez-vous qu’il est possible de fermenter de la même façon juste des peaux d’orange (en rajoutant de l’eau, bien sûr) ?

    J’aimerais essayer de faire des pickles d’orange pour accompagner du magret séché. En prenant un peu l’idée d’accompagner la charcuterie avec des cornichons et un rappel à un accompagnement traditionnel du canard : l’orange.

    Merci !

    • Oui, mais je vous conseille de mettre aussi la pulpe. Vous pourrez toujours ne garder que la peau au final, ou pas, car vous allez trouver ça très bon.

  • Bonjour, je voudrais tester cela avec mes élèves, mais l’école n’a pas les moyen d’acheter des bocaux à caoutchou; si nous réutilisons des bocaux de type confiture, à vis, est-ce que cela peut convenir? Il me semble que dans ce cas, il faudra poser les bocaux à l’envers pour « faire le vide »? Merci de vos conseils !

    • C’est une excellente idée de faire cela avec vos élèves !

      Je vous conseille de lire ce billet, clic, pour le matériel.

      Dans ce billet je déconseille l’usage de bocaux à vis, mais dans votre cas c’est différent car je suppose que vous allez déguster les légumes quand la fermentation sera terminée, vous n’allez pas les garder durant des mois. Donc ça peut passer. Avec ces bocaux, je précise qu’il peut y avoir des moisissures. Ce n’est pas toxique, mais je ne connais pas la tolérance de l’école vis à vis des moisissures. En fait le problème est là. A vous de voir.
      Veillez à ce que le couvercle soit intact, pas de rayures ou éraflures, pas de métal apparent.
      Remplissez bien les bocaux presque jusqu’en haut pour qu’il n’y ait pas trop d’air. mais laissez quand même 2 cm (pas plus) pour les débordements. Les 3-4 premiers jours, ne bloquez pas la fermeture à fond afin que le gaz puisse s’échapper. (Vissez à fond, puis dévissez un tout petit peu, sur 2-3 cm).
      Vous pouvez aussi intercaler un film alimentaire entre le bocal et le couvercle, ça fera office de joint de « fortune ».
      Non, ne mettez surtout pas les bocaux à l’envers sinon ça va couler, car la pression intérieure fera sortir le jus.
      Vous pourrez goûter votre suri après 10-15 jours.
      Donnez moi des nouvelles !

  • Bonjour, je suis ravie de partager le fait que j’ai réussi ma PREMIÈRE préparation depuis que j’ai entendu parler de votre site par une amie. J’ai donc fait les carottes sûries à l’orange et j’ai ouvert mon premier bocal (j’en ai fait deux) hier soir. Un régal !!! et pourtant je n’étais pas convaincue de la réussite car je n’avais pas beaucoup de jus après avoir bien mélangé la préparation. Par contre, j’ai coupé les carottes en rondelles fines, je trouvais cela plus joli 😉
    Je vous remercie pour votre site, et j’ai offert votre livre « ni cru ni cuit » à mon amie qui en a été RAVIE !!!
    Pour moi j’ai pris « je mange des aliments fermentés et ça me fait du bien » ainsi que « aliments fermentés aliments santé ».
    Très intéressant. Je consomme ces aliments à présent régulièrement et je pense que 2018 sera une année de changement pour moi. Merci beaucoup et bonne journée.

  • Bonjour,
    j’ai fait la recette de suri de carottes ce matin. Malheureusement je n’avais pas assez de carottes pour remplir le bocal. J’ai racheté des carottes ce soir. Puis-je refaire la recette, rouvrir le bocal et compléter. Ou rouvrir le bocal va faire échouer le processus de fermentation ?
    Je me demande aussi s’il y a une contre-indication à laver les légumes avant préparation et fermentation. A cause du chlore de l’eau du robinet par exemple. Merci pour votre retour et merci pour votre blog!

  • Bonjour,
    dans plusieurs recettes de légumes fermentés, vous préconisez de ne pas laver les légumes. Est-ce à cause du chlore ? Est-ce que rincer les légumes avant la lacto-fermentation peut faire échouer le processus ?
    N’y-a-t-il pas moyen de laver les légumes puis les laisser sécher un laps de temps (1/4 h ? 1/2 ? ) sur un sopalin. Le chlore s’évapore-t-il alors ? J’ai pris l’habitude de ne pas peler les légumes (carottes, courgettes, courge, navet, etc.) mais de les rincer avant préparation.
    Merci pour votre retour. Merci pour votre blog !
    Annick

    • C’est tout simplement pour garder le maximum de microorganismes qui vont faire la fermentation.
      On ne les rince que s’ils ont de la terre.
      Oui si les légumes sont trop propres, la fermentation peut échouer.

  • J’ai essayé la recette, et j’ai ouvert le premier bocal aujourd’hui- des (li) cieux! <3 (j'avais en fait rajouté une pincée ou deux de canelle, ce qui a fini par relever le goût de l'orange sans sortir trop puissant!)

    Merci encore 😀

  • Bonjour; merci tout d’abord pour votre blog généreux, bien écrit et très instructif, scientifiquement et gastronomiquement parlant. J’ai lancé une fermentation de carottes-orange mais il y a un bon décimètre de vide au-dessus, je n’avais pas assez de carottes pour remplir le pot, est-ce grave docteur? Aussi, j’habite en campagne et on chauffe pas tout le temps, que la cuisine, est-ce que les lacto-fermentations (ou les levains pour le pain) peuvent se faire à 15°, voire moins (on survit avec deux pulls sur le dos, pour vous faire une idée)?

    • Oui, là vous cumulez deux inconvénients majeurs et je ne garantis pas la réussite. Il faut remplir correctement et il faut débuter au chaud durant les 3 à 5 premiers jours.

    • Monsieur Antoine, ne sauriez-vous pas laisser le bocal en cuisine alors, où il fait plus chaud? Dans un placard ou recouvert par une serviette, par exemple?

      • Il fait plus chaud en cuisine quand on chauffe, c’est-à-dire au max entre 11h et 21h; et j’aime bien les lacto-fermentations, mais pas encore au point de les ramener sous la couette le soir venu 😉

  • Bonjour Marie Claire

    Hier, je me faisais une joie d’ouvrir un premier bocal de suri de carottes à l’orange, réalisé en juin. Tout d’abord, j’ai eu énormément de mal pour enlever le couvercle et il m’a fallu sortir la boite à outils! J’avais lu que vous ne conseilliez pas les bocaux de la marque Le Parfait, mais j’en avais, alors…
    Une fois le couvercle découpé, j’ai constaté que le suri formait un bloc très compact, sans liquide apparent et qu’il dégageait une odeur très acide, acre, mais pas pestilencielle. Aucun signe de moisissure ou pourriture, mais immangeable quand même en l’état. Donc direction poubelle, mais peut-être ai-je eu tord. A noter qu’il restai un peu de jus au fond du pot.
    Heureusement, j’ai un second pot réalisé le même jour. Vaut-il mieux qu’il suive le premier ou y e-t- un moyen de le sauver.
    Merci de vos conseils.

    • Je ne comprends pas bien quel bocal vous avez utilisé.
      Les bocaux que je recommande (clic ici ) sont ceux à couvercle en verre, à joint de caoutchouc et levier métallique, type Leparfait et il est très facile de les ouvrir !
      vous parlez d’un couvercle découpé, c’était un couvercle métallique à vis ? je ne comprends pas non plus comment il se fait que vous avez eu tant de mal à l’ouvrir, peut-être n’avez vous trop serré ?
      En ce qui concerne les légumes, ne l’ayant pas vu, c’est difficiles de se prononcer, mais l’acidité est normale et même souhaitée, car sans elle c’est la pourriture qui gagne. J’ai tendance à penser que c’était réussi et c’est seulement que vous n’avez pas l’habitude de ce nouveau goût.

      • Merci de votre réponse et mes excuses pour le doublon d’aujourd’hui.

        Le bocal était en verre avec couvercle métallique vissé et capsule métallique comme dans « Conserves, mode d’emploi » du site « www.leparfait.fr » La capsule était très bien collée et assurait une parfaite étanchéité. J’avais bien lu votre recommandation concernant les bocaux, mais comme j’avais sous la mains…, et avant fermentation, j’avais bien desserré un peu le couvercle. La saumure s’est d’ailleurs déversée un peu à l’extérieur du bocal.

        J’ai par ailleurs utilisé ces même bocaux pour choucroute, et j’ai pu l’ouvrir sans problème. L’ odeur était légèrement acidulée et nous l’avons goûtée telle qu’elle… et aimée.

        De toute façon, nous allons remettre en chantier des bocaux de suri, peut être, peut-être avec un peu plus de saumure, et je vous tiendrai au courant dans 1 mois ou deux. Et en attendant, nous essaierons le second bocal de suri.

        Je vous remercie pour votre blog et les découvertes qu’il me fait connaître.

  • Merci pour cette recette très intéressante! En fait, elle me fait penser que l’on pourrait faire la même chose avec du… potiron, au lieu des carrottes. J’ai fermenté le potiron avec success dans le passé. C’est délicieux et si on le coupe en morceaux, puis en lamelles pas trop fines, celles-ci ne deviennent pas molles; par ailleurs, j’ai lu qu’on peut ajouter une feuille de vigne ou quelques feuilles de cassis pour éviter que des legumes deviennent molles, mais je n’ai jamais essayé si c’est vrai.

      • Bon à savoir. Faudra dès lors vivre avec, le goût reste délicieux quand-même! En fait, j’avais fait fermenter des courgettes à plusieurs reprises, avec du curcuma (résultat joli et super bon), mais une fois les tranches étaient délicieusement croquantes et l’autre foise ells étaient devenues molles. Je ne saurais dire la difference, sauf que c’était à différents moments de l’année. Peut-être que cela nous donne un indice?

  • Bonjour, j’ai préparer le mélange carottes et oranges en fin de semaine. Le luquide ne recouvrait pas les légumes. Dois-je ajouter de la saumure ou du jus d’orange ???

  • Vous m’avez initié à la fermentation et j’ai fais plusieurs échantillons la semaine dernière avec grand plaisir. J’ai fais un assortiment de légumes râpés : carotte et chou rave puis carotte, chou raves et pomme. J’y ai ajouté du sel dans les proportions, dégorgé et pressé dans les pots et placé un ramequin en guide de poids. L’eau des légumes était suffisante pour couvrir les légumes dans leur pot. Cependant, après 3 jours, les râpés du dessus ont pris de la couleur comme s’ils s’oxydaient, le reste du contenu est parfait !…Qu’elle serait la raison du brunissement superficiel? Manque-t-il un peu d’acidité ? de citron ou autre ?

    • Cela arrive parfois, il peut y avoir plusieurs facteurs qui le causent : bocal pas assez hermétique et oxydation de ce qui reste au contact de l’air le temps que la fermentation se mette en route. Mais ça peut être aussi la race des légumes. Les variétés hâtives du début de l’été donnant de moins bons résultats (légumes moins fermes , et couleur pâlie ou brunie) que celles de pleine saison.
      Dans tous les cas ce n’est pas signe que la fermentation a raté, et ce n’est pas toxique , c’est juste pas joli.

      • moi aussi je suis accro aux légumes fermentés qui ont définitivement supprimer mes problèmes intestinaux – il m’est arrivé d’avoir le dessus du bocal d’une couleur pas très appétissante. j’ai résolu le problème en recouvrant, avant de fermer, avec une feuille de chou coupée à la dimension du bocal; à l’ouverture j’enlève simplement cette feuille et c’est parfait

  • bonjour MARIE CLAIRE !!!

    pouvez – vous me dire pourquoi les fermentations de printemps réussissent moins bien qu’ en automne
    moi qui attends les légumes de printemps que je pensais être la meilleure saison
    pour préparer
    mes bocaux pour cet hiver

    amicalement ANNY

    • Je pense pour plusieurs raisons : la flore microbienne n’est pas être le même sur les légumes de printemps que sur les légumes d’automne, la température est plus élevée. Et d’autres raisons inconnues.
      Ça ne veut pas dire que ça ne réussit pas, juste que ça se conservera moins longtemps. Peut-être 6 mois au lieu d’un an. Et encore une fois ça dépend des légumes. Les cornichons par exemple réussissent très bien.
      Si traditionnellement on a toujours fait fermenter les légumes en automne pour les garder tout l’hiver, ce n’est pas pour rien.

  • Bonsoir marie claire,

    Je viens d’ouvrir mon bocal de carottes suries, et celles ci sont molles, je pourrai sans problèmes les écraser à la fourchette.
    N’ayant jamais fais de carottes suries autrement que rapées, je suis surpris par cette texture, les légumes durs ont tendance à rester croquants.
    Le process n’a pas raté car les carottes sont bonnes (même si cru c’est légèrement trop « orangé » à mon goût). Je les avais préparées il y à 6 semaines.
    Je me demandais si c’était un phénomène normal, ou, une dérive qui à une explication?
    Merci, pour vos recettes, et tout ce que vous faite.

    P.s. J’ai essayer sur les mêmes bases des betteraves suries au citron, une vraie réussite! (un goût moins sucré qui me convient d’avantage)

    • Vous aviez mis de l’eau ? Si on ajoute de l’eau c’est toujours moins croquant que si on met juste du sel.
      Sinon, ça arrive, ça dépend de la température, de la quantité de sel, de la race des carottes, si elles sont ramassées depuis longtemps, tout ça peut favoriser une bactérie ramollissante.
      Il faut aussi savoir que les fermentations faites au printemps réussissent moins bien en général que celles faites en automne…

      • S’il nous arrive d’avoir des pots croquants et d’autres non, prenons l’hypothèse que ce sont les bactéries associées qui en sont la cause. Pourrions nous prélever un peu de jus du pot croquant, le congeler si besoin, et ensemencer avec ce jus le prochain nouveau pot.
        Ma question est : est ce que ce sont les même bactéries en début et en fin de fermentation? si l’on ajoute ce jus de fin de fermentation va til empêcher un début de fermentation?
        En avez vous l’expérience Marie Claire ?

        • Non, ce ne sont pas les mêmes bactéries au début et en fin de fabrication. Et les bactéries responsables du mou peuvent aussi se trouver sur les légumes du nouveau pot.
          Il y a énormément de paramètres : sel, température, etc… Le fait de rajouter de l’eau pour compléter le niveau dans une fermentation au sel augmente aussi le risque du mou.

  • Bonjour,
    Je viens de découvrir ce procédé que je trouve très intéressant et bravo pour ce site!
    Une seule question me freine: la quantité de sel que je trouve énorme…A priori, il faut plutôt chercher à en limiter la consommation et je vois par exemple pour les carottes à l’orange qu’il faut 10g de sel pour un bocal d’1L
    Je ne sais pas trop quoi en pense, pouvez-vous m’apporter quelques informations à ce sujet?
    Un grand merci par avance

  • Ça y est, j’ai fait 2 pots hier soir. J’ai rajouté une cuillère de cannelle et j’aurai bien aimé mettre un peu de gingembre, mais je n’en avais plus.
    J’ai un conseil à demander à la communauté. J’aime beaucoup les légumes coupés en bâtonnets plutôt que râpé. Mais c’est tellement long à faire.!… J’ai acquis un taille légumes ( une espèce de taille crayon) pour faire des tagliatelles de légumes mais le modèle acheté n’est pas très pratique. J’envisage d’en acheter un autre plus efficace, mais comme les produits sont sous blister, donc difficile de vérifier si le modèle correspond à mon besoin ou si je vais une nouvelle fois gaspiller mon argent. Qui peut me recommander un modèle efficace et rapide quelle que soit la taille et la forme ( souvent un peu tordue ) du légume?

    • Moi je conseille d’investir carrément dans un modèle de mandoline professionnelle. Certes c’est plus cher que les gadgets mais ça dure toute une vie et les lames sont interchangeables, ça sert à râper, émincer, faire des tranches, des bâtonnets, etc…
      De Buyer, Matfer ou Mastrad sont des bonnes marques.
      Mais attention ! Ne pas mettre à la portée des enfants et à utiliser toujours avec la protection, car ça coupe comme un rasoir et certains y ont laissé un morceau de doigt !

  • Bonjour Marie-Claire,

    Encore félicitation pour cette nouvelle mouture de votre site, qui est plus lisible, plus instinctive et qui fourmille toujours d’autant de bonnes recettes et autres conseils.

    J’adore!

    J’ai remarqué également que beaucoup de vos recettes s’était vu re-bâptisées « suri » d’où viens ce mot que je ne connaissais pas?
    Merci.

  • bonsoir MARIE CLAIRE !!!
    encore une question
    pour le moment mes pots de légumes sont dans ma cuisine température ambiante
    depuis un bon moment
    par manque de place j’ aimerais les mettre dans mon garage pour les conserver
    mais il ne fait que 10°
    cela me permettrait d ‘en préparer d ‘autres et de les laisser dans ma cuisine le temps de la fermentation
    ANNY

    ANNY

  • Bonjour Marie-Claire, j’avais testé la carotte multicolore lacto- fermentée il y a un mois: la préparation a bien réussi, mais les couleurs initiales sont restées telles quelles…quant au goût, je ne l’ai pas trouvé sensationnel: peut-être est-ce parce que je n’avais pas ajouté d’orange? Par contre, vif succès pour le radis noir lacto-fermenté, légume cru que je ne digère pas en temps normal: une CàS tous les jours avec les plats de légumes au lieu d’un autre condiment, et aucun problème de digestion. autre question: est-ce que ce sont l’équivalent de ce qu’on appelle les tsukémonos au Japon?

    • Pour le goût, ça dépend aussi du goût de chacun. L’ajout d’aromates rehausse effectivement le goût. Essayez les carottes avec un bâton de cannelle, c’est très bon.
      Chez moi, les carottes violettes déteignent à tous les coups sur les autres, à chaque fois que je les utilise, que ce soit dans une fermentation ou dans un plat de légumes ! C’est seulement les violettes qui font cet effet, si vous avez mis seulement des jaunes et des orange, ça garde la couleur orange.
      Les tsukemonos japonais sont effectivement des légumes lacto-fermentés, il y en a des dizaines de variétés et plusieurs manières de la préparer.

  • Bonjour Marie-Claire,
    Si le jus ne couvre pas les carottes, on ne rajoute rien ? La fermentation se fait même si tout n’est pas immergé ? Elles vont continuer à rendre du jus ?
    Merci de vos précieuses réponses.

    • Avec la présence des oranges, le jus va recouvrir les carottes sans problème. Quand vous appuierez avec le poing ou avec le pilon, vous verrez le jus remonter.

      • Bonjour Marie-Claire, je viens d’essayer votre recette de carottes à l’orange et mon jus malgré avoir bien écraser ne remonte pas jusqu’en haut des carottes. Dois-je rajouter de l’eau ? Merci pour vos conseils

        • Du moment que vous voyez du jus qui remonte tout va bien, le jus va continuer à sortir dans les heures qui suivent. Surtout remplissez correctement le bocal.

          • Malheureusement je n’avais pas assez de carottes et du coup il y a un petit espace entre le haut des carottes râpées et le haut du bocal d’environ 10 cm voir un peu plus…

          • Alors c’est plus hasardeux, car ça laisse pas mal d’air en haut. Mais vous verrez bien.

  • miam ça donne envie…magnifique couleur en effet!
    Une petite question:
    Je ne pèle jamais mes carottes bio, est ce vraiment nécessaire pour la fermentation?
    Merci

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.


Pin It on Pinterest

Share This