Le blog des aliments fermentés

Incir uyutmasi : un laitage turc facilissime et délicieux

La Turquie est le pays du yaourt. Il en existe des centaines de variétés différentes, du plus liquide au plus épais, en passant par tous les degrés de crémeux et d’onctueux. Il y a des yaourts à boire et d’autres qu’on peut couper au couteau. Des yaourts égouttés, séchés, qui se conservent plusieurs années. Celui-ci est une spécialité d’Anatolie, et c’est sans conteste le plus facile à réussir.  

Son nom Incir Uyutmasi signifie quelque chose comme «les figues endormies dans le lait» ou encore «les figues dans leur lit de lait». Parce qu’on le prépare traditionnellement le soir, on le laisse incuber toute la nuit, et on le déguste au petit-déjeuner. Ce n’est pas plus compliqué que cela.

Sa saveur est légèrement sucrée à cause des figues, et il prend aussi un léger goût de caramel. La texture est épaisse et crémeuse. le lait gélifie naturellement grâce à la ficine, une enzymes présente dans la figue. Ce n’est pas un yaourt au sens technique (et légal) du terme***, car il s’agit d’une fermentation enzymatique. Mais elle est un peu microbienne quand même car la figue contient aussi des levures qui vont s’épanouir avec la douce chaleur de l’incubation, je soupçonne le goût caramélisé de venir un peu de là.

Préparation de l’Incir Uyutmasi

  • 1 litre de lait entier cru de ferme
  • 10 figues sèches
  1. Mettez les figues dans un bol puis couvrez-les d’eau chaude. Laissez-les se réhydrater pendant environ 30 minutes. Quand les figues ont bien ramolli, égouttez-les puis coupez la queue et détaillez les figues en petits morceaux.
  2. Pendant ce temps, chauffez le lait à la limite de l’ébullition sans l’atteindre puis laissez-le refroidir entre 45 et 50°C (cela doit sembler chaud au petit-doigt, mais pas le brûler). À partir de là, il faut aller vite pour procéder tant que le lait est chaud.
  3. Ajoutez les figues dans le lait et mixez au mixeur plongeant. Ou bien passez le tout au blender si vous n’avez pas de mixeur plongeant.
  4. Répartissez le lait chaud dans des pots individuels ou bien un unique récipient et couvrez avec un film étirable ou une feuille d’alu.  Vous pouvez aussi retourner un saladier par-dessus. Recouvrez le tout avec un ou deux torchon épais, ou encore une couverture, de manière à garder la chaleur le plus longtemps possible. En général, la prise intervient dans les 3 à 4 heures, mais vous pouvez sans problème le laisser plus longtemps, toute la nuit comme en Turquie.
  5. Placez au frigidaire lorsque c’est pris. Dégustez-les bien frais.
Les figues se déstressant et se préparant au sommeil dans leur bain d’eau chaude.

Quelques conseils supplémentaires

Pourquoi j’indique de prendre du lait cru alors qu’on le fait bouillir ? Parce que, je le rappelle, c’est le seul lait véritablement naturel actuellement vendu sur le marché. Si vous ne trouvez pas de lait cru, essayez de trouver du lait de ferme pasteurisé (en magasin bio). Evitez à tout prix le lait UHT, qui n’a rien à voir avec ce qui sort du pis de la vache.

Vous allez me dire : comment faisait-on en Anatolie avant les mixeurs plongeants ? On coupait les figues en tout petits morceaux et on les pétrissait à la main avec un peu de lait chaud, en rajoutant progressivement le reste de lait.

On peut aussi rajouter du sucre, mais je ne le conseille pas : les figues étant déjà sucrées, cela suffit amplement à sucrer le yaourt.

En Turquie, on les nappe d’un peu de mélasse et on les déguste avec des noix hachées.

*** En France, pour pouvoir s’appeler yaourt, un laitage doit être fermenté avec les 2 bactéries Streptococcus thermophilus et Lactobacillus delbrueckii subsp. bulgaricus, et celles-ci doivent être vivantes dans le produit. 



152 commentaires sur “Incir uyutmasi : un laitage turc facilissime et délicieux”

  • Bonsoir Madame,
    Intrigué par cette recette turque, je l’ai testée aujourd’hui. Une fois la préparation effectuée, je l’ai versée dans des pots de yaourts que j’ai fermés avec leur couvercle. Puis je les ai placés dans la yaourtière (que je n’ai pas branchée). Je l’ai entouré de deux torchons. J’y ai laissé les yaourts durant 7h30. Le résultat est optimal !
    Merci pour vos recettes d’une précision exemplaire.

  • Bonjour Marie-Claire,

    Pour cette préparation vaut-il mieux utiliser les mêmes petites figues sèches que le Kéfir de fruits ou bien les grosses ?
    Merci d’avance pour votre conseil précieux !

  • Bonjour madame,
    J’ai découvert votre blog il n’y a pas si longtemps et depuis je fais régulièrement mes Yaourts grâce à vos conseils. Votre travail est impressionnant et votre blog une vraie mine d’or. Encore merci.
    Je souhaiterais désormais essayer cette recette de laitage à base de figues séchées. Il est dit dans votre recette de mettre les pots dans un endroit chaud en recouvrant le tout de torchons ou de couverture. Mais j’ai cru comprendre dans les commentaires et dans vos réponses qu’il était possible que les laitages mettent plus longtemps pour prendre ( 7 à 8h au lieu des 3, 4 h de la recette). Pour mettre toutes les chances de mon côté, serait-il envisageable de mettre les pots dans ma yaourtiere électrique ? Ou la température serait-elle trop élevée pour cette recette là ? Merci.

  • Bonjour
    Un grand merci pour ce site, quel travail! Vos articles sont passionnants
    J’ai testé votre recette de laitage turc aujourd’hui, une réussite !
    Belle continuation à vous

  • Bonjour, merci pour tout votre travail et le partage de vos conseils. Votre blog aura rendu le confinement bien plus plaisant!

  • Pour le caillé obtenu en lieu en faisant cette recette, combien de temps le garder ? Faut-il l’égoutter et si oui au réfrigérateur ou il est déjà ?
    Combien de temps se conserve un incir uyutmasi « réussi » fait en un seul pot, au réfrigérateur ?
    Je vous laisse me dire 🙂

    • Le réfrigérateur n’a pas d’importance: on fait des fromages depuis dix mille ans, et les frigos sont généralisés depuis 70 ans…
      Donc si le lait a caillé, oui égouttez-le, ce sera meilleur. Vous le mangerez comme du fromage blanc. Ça se garde quelques jours, tant que le goût est bon. Vous verrez. Ai bout d’un moment ça devient aigre.
      Le Incir uyutmasi se garde environ une semaine au frigo : au bout d’un moment le petit-lait sa sortir et ce sera moins agréable à manger.

      • Bonjour Marie-Claire, je suis tout à fait d’accord pour les réfrigérateurs et en suis consciente (d’autant que j’ai relu et corrigé il y a quelques années un livre sur le sujet, faire sans frigo, « à l’ancienne », très inspirant) toutefois, justement, en regardant les pratiques (pas si) anciennes, ce n’est pas simplement une question de réfrigérateur/pas de réfrigérateur.
        « Avant » il y avait des pièces orientées vers le nord et sombre parfaites pour laisser les denrées à l’extérieur, des contenants particuliers aussi. Toutefois, dans les logements modernes, laisser un caillé, d’autant plus ayant déjà séjourné au frais, est-ce anodin ? Auriez-vous des astuces pour trouver ou créer un lieu ou un contenant à 10-15 °C ?
        Je pose également la question pour la pâte à crêpes riche en œufs, qui fermente plusieurs heures à température ambiante ( qui selon le logement, l’orientation et la saison peut être élevée) : les risques liés aux préparations contenant des œufs crus à température ambiante est souvent souligné. Qu’est-ce qui fait que, par exemple, pour la pâte à crêpes celle-ci est « sûre » à consommer ? L’acidité due à la fermentation ? Quid des « pathogènes » se développant en raison des œufs crus ? Je vous laisse approfondir sur ce point si vous le souhaitez 🙂

        • Oui, mais il y a aussi des pays chauds où même au nord,… il fait chaud.
          J’ai rencontré une dame d’origine iranienne qui me parlait des yaourts de sa grand mère, sans yaourtière électrique, sans frigo… Et en Turquie, au fin fond de l’Anatolie, pays yaourt, tout le monde n’est pas équipé de frigo.

          A moins d’avoir une cave, ou de creuser un trou dans le jardin, je n’ai pas d’astuce pour créer un espace à 10-15 °C. Mais pour le fromage, vraiment, la température n’est pas un facteur de conservation. Le fromage na s’affiner, sécher, mais il ne sera pas toxique.

          Pour les oeufs dans la pâte reposée : oui, l’acidité de la fermentation protège des pathogènes. (je sais, il faut désapprendre tout ce qu’on a appris, et ce n’est pas facile).

          D’ailleurs en général pour les oeufs : les salmonelles ne sont pas à l’intérieur des oeufs. Elles sont sur la coquille. C’est pourquoi il faut toujours se laver les mains juste après avoir cassé des oeufs.

          • Merci Marie-Claire pour cette réponse bien précise et complète. En effet pour les coquilles d’œufs et le lavage de mains, je le sais et le fais depuis des années, l’ai expliqué à mes petits également 😉

  • Bonjour Marie-Claire, et merci pour ce fabuleux blog !
    Grâce à vous, j’ai (enfin) trouvé la recette parfaite de yahourt nature .
    J’ai aussi essayé cette recette avec les figues, c’était parfait et délicieux.
    Comme il n’y a pas de ferment dans cette recette, je me suis dit que ça devait fonctionner avec d’autres fruits que les figues séchées (est-ce la pectine du fruit qui fait gélifier la préparation ?).
    Alors j’ai essayé avec 1/2 litre de lait de la ferme et 5 abricots secs bio, en faisant exactement comme avec les figues.
    Eh bien, ça fonctionne !
    Gélification identique, très bon gout d’abricot.
    Encore merci !
    Cordialement,
    Fred.

    • Bonjour,

      Merci par ce retour d’expérience.
      Je me demande s’il est possible de faire ses yaourts avec les abricots ou figues fraîches du jardin. . . Avez vous testé ?

  • Bonjour Marie-Claire, j’ai découvert tout à l’heure cette merveille qui a bien pris pendant toute la nuit ; j’en suis ravie 🙂 J’ai mis le pot au réfrigérateur pour le moment.
    Une texture épaisse et gélifiée à la fois apparemment. C’est très beau, et toutes ces graines, symboles de fertilité, d’abondance, mmmh !
    Une petite question. Il y a au fond un peu de liquide marron sur lequel « flotte » l’incir uyutmasi. Ce liquide ne m’inquiète pas. J’aimerais simplement savoir ce que c’est. Du « petit-lait » ? L’eau de trempage restant dans les figues ? Je vous laisse me dire 🙂

  • Bonsoir Marie-Claire,

    Un grand merci pour vos délicieuses recettes et vos explications limpides!
    Je souhaiterais goûter cette recette turque mais je suis intolérante au lactose.
    Je n’ai généralement pas de difficulté à le digérer après 3h30 de refroidissement progressif, je n’attends donc pas 19h avant de mettre mes yaourts au frigo.
    Je me demandais toutefois si cette recette en contenait, après 3-4h de fermentation/après une nuit d’attente.
    Je vous remercie par avance pour la.reponse que vous pourrez m’apporter.
    Prenez bien soin de vous.
    Elodie

    • Cette recette n’étant pas un yaourt, il peut rester du lactose dedans. Je ne suis pas certaine que les enzymes de la figue digèrent le lactose, contrairement aux yaourts maison qui n’ont plus de lactose.

  • Bonjour Marie Christine, j’espère sur vous allez bien et votre mari aussi :-), j’ai fait cette recette hier, réussie du premier coup!
    trop contente, merci pour ce que vous transmettez!

    • Je m’appelle Marie-Claire, mais je vais vous répondre quand même 😉😉😉.
      Nous allons bien, merci. Portez vous bien ! A une prochaine fois !

      • Excusez-moi , Marie Claire ! Il.me semblait bien que je m’était trompée! En fait, je croyais que tout le pot (pichet) avait pris mais seulement les premiers 10 centimètres. Ça vient du contenant ou plutôt de la température? Mon thermomètre est trop lent à l’affichage je trouve. Merci de votre attention.

  • Bonjour

    Yaourt absolument délicieux ! Un grand merci !!

    Question : y a t-il des probiotiques dans ce yaourt ?
    (Car pour l’instant je n’ai pas de bocaux pour faire des légumes fermentés alors je fais ce yaourt)

    Merci

    • Dans 1 gramme de yaourt, il y en a au moins 10 millions.
      Un yaourt standard fait 125 grammes. Ce qui nous donne 1 milliard et 250 millions de probiotiques vivants.
      Ça fait du monde, non ?

  • Bonjour et merci !
    Merci pour cette recette qui suivie à la lettre est une réussite ! Tant que j’y suis, un grand merci aussi pour votre site sur les aliments fermentés qui est une véritable source d’inspiration pour moi !

  • Bonjour Marie-Claire et merci pour votre site, le partage de votre savoir et pour le temps que vous consacrez à répondre à nos questions. C’est très précieux !
    J’ai réalisé cette recette avec 750 ml de lait entier microfiltré et 7 figues sèches.
    Chauffe à 90° puis refroidissement à 50° puis mixage des figues réhydratées dans le lait. J’ai versé dans un bocal d’un litre, ça arrivait presque en haut (2-3 cm). J’ai fermé sans mettre le caoutchouc, posé sur un morceau de polystyrène et enroulé dans 2 grosses écharpes en laine. Et je suis allée me coucher. Ce matin l’aspect était très mousseux (on aurait dit une mousse au café), c’était monté jusqu’à toucher le couvercle et lorsque j’ai ouvert, ça a presque explosé (oui, l’equivalent d’une cuillère à soupe à été projetée sur le plan de travail ! C’était assez drôle). Au fond du pot environ 1cm de petit-lait. J’ai goûté, c’est délicieux, la texture est très chouette, aérée, super. Mais je me pose 2 questions : que s’est-il passé ? Et, y a-t-il de l’alcool ? (au goût, on pourrait le penser… pas beaucoup, peut-être 1 ou 2º).
    Bref, j’ai transvasé la partie la plus ferme (mais mousseuse) dans un pot pour conservation, le reste est en train d’égoutter dans un torchon.
    Je reviens vous dire ce que ça aura donné, et si vous avez des réponses à mes questions, je prends !

  • Bonjour,
    merci beaucoup pour votre site où j’ai découvert la lacto-fermentation, que je pratique maintenant depuis plusieurs années, avec beaucoup de plaisir (mes préférences sont l’ail et les tomates cerises !).
    Pour cette recette, que je trouve délicieuse, j’utilise du lait demi-écrémé bio microfiltré. Mais au bout de 3 ou 4 jours, les yaourts sont devenus acides et les figues semblent un peu fermentées. Je n’ose pas les manger… Qu’en pensez-vous ? Je pense que je suis un peu dans le cas de Manoëlle (commentaire du 5 juillet 2018)…

  • Effectivement, ça n’a pas l’air très compliqué !
    J’essaierai avec le lait de Bernard Gaborit qui est reconnu pour ses qualités, si vous connaissez…
    Il me semble qu’il est cru. Disponible dans les magasins BIO

  • Bonjour , par chez moi difficile de trouver du lait cru..mais les figues il y en a la pelle.. par contre je me demandais est on obligé d’attendre qu’elle soient sèche ? Est ce que ça marche avec des figues fraîches ?

  • Merci pour cette recette! Je me trouve en ce moment au Guatemala (un pays où les yogourts du commerce sont toujours trop sucrés!) et où on ne trouve que des figues en conserve lorsque ce n’est pas la saison des figues. Et je n’ai pas accès à un blender, donc j’ai malaxé avec les doigts. J’ai lancé un essai, reste à voir si, dans ces conditions, le test sera concluant… !

  • Bonjour,
    Merci pour cette recette que je vais essayer cet après-midi.
    Faut-il changer quelque chose pour la réaliser avec du lait de chèvre ?
    Bonne journée.

    • C’est excellent aussi avec du lait de brebis !! J’ai testé hier … une merveille ! Des petits pots surmontés de pépites de chocolat noir !!! Mmmmh …. Dommage que cela ne puisse fonctionner avec des laits végétaux car je boude franchement le lait de vache que je ne tolère que sous forme de Kéfir (Lactose absent !)

  • Bonjour
    Merci pour la recette, je l’ai testée c’est très bon et surtout très facile. Par contre les enfants n’en raffolent pas à cause surement d’une petite acidité.
    Du coup, j’ai goûté pour la première fois à du lait cru. C’est délicieux!

  • Bonjour Marie Claire,
    pour moi la recette n’a pas fonctionné, mais je pense savoir où se trouve mon erreur, c’est un problème de chaleur, je n’ai pas laissé les figues trempées dans l’eau chaude mais dans l’eau froide et peut être que mon lait n’était pas assez chaud non plus. Bref, ayant vu que le yaourt ne prenait pas au bout de 4 heures, j’ai finalement décidé de remettre le tout sur le feu, et je me retrouve avec une espèce de lait caillé. Ce matin je décide de mettre le tout dans une étamine en espérant pouvoir faire de la faisselle, le jus s’écoule bien et voici mes questions:
    je n’ai pas mis le mélange lait et figues au frais depuis hier après midi, est ce que cela représente un risque, ou y a t il quand même eu une fermentation qui permet de le consommer en toute sécurité? vais je bien avoir une espèce de ricotta/faisselle au figues? et est ce que le jus qui s’écoule représente un quelconque bénéfice à la santé, genre petit lait? Peut on imaginer incorporer ce jus dans un pain au levain par exemple? et oui, je fais également du pain et j’en profite pour vous remercier au passage pour tous les conseils que vous avez laissés dans cet espace.

    • Merci !
      Non, il n’y a pas de risque sanitaire comme vous avez fait. Vous savez, les fromages existent depuis dix mille ans. Les frigos sont généralisés depuis 50 ou 60 ans…

      Le lait a caillé parce que les figues contiennent une enzyme comme la présure. Dans la recette du yaourt, la température est douce et le caillé est donc comme un gel, comme un yaourt normal. Si ça ne prend pas en 3-4 heures, il faut laisser toute la nuit et ça finit en général par prendre.
      Mais si vous chauffez, vous obtenez un caillé granuleux comme un fromage.
      Oui le jus qui s’écoule est du petit-lait, c’est plein de protéines. Et le caillé peut être mangé comme de la brousse ou de la ricotta.

  • Bonjour,
    cela faisait un moment que je voulais essayer cette recette et je me suis finalement lancée hier soir; par contre je n’avais qu’un demi litre de lait (bio mais UHT car je ne trouve rien d’autre vers chez moi facilement j’entends…) et je me suis trompée pour les figues, 10 au lieu de 5 (figues « normales » cad pas spécialement bio). Eh bien je suis ravie du résultat, mes 4 petits pots ont bien pris (dans un micro vap : vapeur par micro onde mais passoire au dessus anti ondes.. enfin j’espère!) et j’ai trouvé le goût très bon.
    En ce qui concerne les yaourts je les fais selon votre méthode dans une gros faitout en fonte avec un fond d’eau bouillante … je trouve que les yaourts sont un peu « filants », peut être bien que c’est dû au lait UHT, mais sympa tout de même.
    Merci pour votre site que j’avais découvert par hasard, très intéressant!

    • Merci pour ce retour !
      Oui, si c’est filant, c’est dû au lait. Ou alors au ferment, si vous utilisez un yaourt du commerce comme ferment.

      • bonjour,
        finalement j’ai retenté l’expérience avec du lait entier (UHT) et j’avais aussi un yaourt que j’ai rajouté… j’ai mis le nombre de figues que vous préconisez et c’était parfait et pas du tout filant; par contre je me pose la question de savoir si il y a eu deux fermentations différentes, une par le yaourt et une autre par les figues?

  • Un petit coup de gueule ! Je ne comprends absolument pas vos problème de gélification… La qualité du lait n’a rien à voir, ce sont les protéines du lait qui gélifient (elles se mettent en réseau, pour parler technique et faire un peu de chimie) donc : bio ou pas bio, lait cru ou lait pasteurisé, le résultat sera le même. Pas le goût, évidemment, mais ce n’est pas le problème.

    Est-ce que suivre la recette, au moins la première fois, et quelque soit le lait qu’on utilise, est si compliqué qu’on veuille l’adapter (en fait : la modifier) au risque de faire des bêtises et après de venir faire son Calimero sur le site de Marie-Claire ?

    Parce que ce truc-là, c’est du lait caillé, et ça se fait comme du lait caillé. Marie-Claire vous a donné la quantité de lait et la quantité de figues, en poids (diminuer le poids ne change pas grand chose à la gélification mais le résultat sera moins goûteux). Vous faites chauffer le lait à 50 °C, ça n’a rien de compliqué. Vous y versez votre pulpe de figues (ou vous y mixez des figues, le résultat est le même) et vous mélangez bien, un enfant sait faire ça. Vous versez dans un grand récipient ou dans plusieurs petits, vous couvrez avec du cellofrais ou une feuille de papier ou ce que vous voulez pour que des acariens ne s’y mettent pas, vous enrobez vos récipients dans une couverture (une couverture, c’est pas une yaourtière, que je sache) et vous laissez ainsi pendant une nuit : 12 h minimum, 18 h si ça vous chante. À ce stade, vous aurez un gel un peu pâteux, un peu mou, pas réellement consistant.

    Puis vous mettez vos bols (ou votre grand bol si c’est un grand bol) au froid, idéalement dans votre réfrigérateur, pendant 12 h minimum, 24 h au mieux (et plus si ça vous chante) pour que ça durcisse. Non, ce ne sera jamais aussi dur que des yaourts, ni jamais aussi cassant que du lait caillé avec de la présure, mais ça n’a pas d’importance puisque ce n’est pas la même chose. Oui, ça se découpe très bien avec une cuillère.

    C’est si compliqué de suivre une recette la première fois qu’on la fait, et dans un domaine (ici : le caillage du lait avec des enzymes de figues) qu’on n’a jamais abordé ?

    Fin du coup de gueule.

    • Pas au four à 30 °C, comme Iza (bonjour la dépense énergétique, notez que Fessenheim est à deux pas de chez moi et si ça pète…), dans une couverture. C’est si compliqué à trouver, une couverture ?

      Et peser les figues, histoire de savoir combien on il faut en mettre, c’est décicidément hors de portée de personnes pourtant normalement constituées ???

      Ah là là…

      PS. je ne sais pas faire de desserts et le lait caillé, c’est un truc à ma maman que j’ai toujours considéré comme magique et absolument infaisable pour moi. Et pourtant, le lait caillé aux figues je sais le faire et je l’ai réussi plusieurs fois.
      Alors ?
      PPS. oui, si on attend quelques jours, le petit lait se sépare du caillé, comme dans une faisselle : c’est normal, voyez-vous ? Ah là là (bis repetit placent)

      • Et pour en rajouter une louche (si je puis dire…) et tant que j’y pense, il y a peut-être un problème de chaleur. Car 50 °C c’est pas 60 °C, ni même 55 °C : au-delà de 50 °C les enzymes sont dégradées puis détruites par la chaleur.

        Ça peut être un peu moins, à 45 °C ça devrait gélifier sans problème mais peut-être un peu plus lentement, encore que mon expérience, c’est que le lait commence à gélifier dès qu’on y introduit les figues, même à moins de 50 °C.

        À 40 °C ça marche aussi si ça se trouve, mais peut-être avec un gel moins solide, je ne sais pas et il faudrait faire des essais — mais en fait ça fonctionne sûrement : avant l’invention du thermomètre, on savait déjà que pour faire cailler le lait, un peu trop tiède ça fonctionne, mais que trop chaud, ça ne marche plus : 50 °C c’est vraiment très chaud quand on y met le doigt, et à 60 °C ça brûle et on retire son doigt précipitamment !

        Mais si vous mettez vos figues dans du lait (y compris du lait bio !) à 55 °C ou à 60 °C, ou même encore plus chaud, c’est sûr que la gélification ne se fera jamais.

        Et ensuite, hop mettre les bols au dodo le plus rapidement possible, je veux dire : bien emmaillotés dans une couverture (oubliez donc vos appareils électriques, pour une fois) et laissez-les sommeiller au tiède toute la nuit. Puis au frigo, parce que ça va durcir un peu le gel et aussi parce que c’est meilleur bien froid.

        Même avec du lait UHT, ça marche !

    • bonjour,
      MDR ! pour ton coup de gueule. Je suis d’accord avec toi sur le plan du résultat gustatif et de la consistance que tu décris.
      Cependant j’aimerais faire une petite remarque. Tu écris que bio ou pas bio, lait cru ou pasteurisé, le résultat sera le même.
      sauf le goût évidemment.
      C’est oublier que le lait pasteurisé est un lait qui n’est plus vivant, même s’il est bio, que le lait industriel UHT est un lait non seulement mort mais qui contient des toxines.
      Donc, si le goût va de l’excellent à l’acceptable en passant par le bon, la qualité nutritive n’est plus au rendez-vous ?
      Ne faut-il pas veiller à obtenir le maximum de qualité nutritive dans notre alimentation, dans nos propres fabrications et donc privilégier des aliments vivants, sains et naturels ?

      • Je me permets de m’immiscer dans la conversation.
        Danielle Dubus, oui, ce que vous dites est vrai mais vous répondez à côté de la question soulevée. Armand ne parle pas du tout de goût ni de nutrition, il parle simplement de l’efficacité et de la réussite de la recette, qui, en effet, ne nécessite pas un lait spécial. Ça fonctionne avec tous les laits. C’est de la chimie, voyez-vous : les enzymes des figues font coaguler le lait, n’importe quel lait. C’est comme ça.
        Le goût et les qualités nutritives sont un autre problème qui n’entre pas en ligne de compte ici.

        • dommage… c’est en effet un point qui n’est que rarement souligné en priorité alors qu’il est fondamental…
          Merci à vous deux cependant pour toutes ces précisions.
          cordialement
          Danielle

  • Bonsoir Marie Claire
    3 Eme essai . 😣.. Encore décevant mes yaourts sont pris seulement que sur 1 tiers le fond du pot reste très liquide. … J ai cette fois ci mis mes Yaourth 4 heures dans mon four à 30degres et je les ai laisse toute la nuit dans le four éteint .. Mis au frais le matin avec une bonne impression ils paraissaient fermes À ma grande déception après 3 cuillères le Yaourth est liquide. Au niveau du goût ça me plait bien peut être juste une petite amertume !! Dommage. Je vais les manger en porridge pour une texture plus compacte ce n est pas grave
    Peut être la qualité de la figue y est pour quelque chose. Je vais changer de produit. Mes figues étaient petites j en ai mis 12 au lieu de 10 , ,? Salutations Iza

    • Avez vous essayé en retournant un saladier chauffé par dessus et en posant une couverture ? parfois les vieilles méthodes sont celles qui marchent le lieux.
      Et autre question : avez-vous bien placé les yaourts au frigo après la prise ? Si vous ne les placez pas quelques heures au frigo, ils ne raffermissent pas.

      • Bonsoir ,
        Avant de les mettre au four j ai garni mon récipient de linge en coton et une feuille d alu en guise de couvercle
        Ensuite Ils sons restés la journée entière au Frigo .. Nouvel essai prochainement
        Je ne désespère pas !!

        • peut-être est-ce la qualité du lait ? où te le procures-tu ?
          j’ai la chance d’avoir dans notre ville un distributeur de lait cru bio !
          il est excellent, de bonne qualité et je réussi tout ce que j’entreprends à base de ce lait.

          • Bonsoir Danielle, pas de doute sur la qualité du lait il vient d un paysan Frais du jour .. (Région du haut Doubs … ) j ai la chance d habiter une belle région où j arrive à trouver des produit de bonne s qualité notamment les paniers de l amap ou chaque semaine j ai la surprise de découvrir un choix de légumes délicieux .je vais faire une nouvelle tentative avec des figues plus grosses achetées aux détails j ai eu là malchance sur ma derniere boîte achetées pour la préparation de mon kéfir (figue de montagne de Turquie ) elles étaient mal conservées et ils y avaient des asticots a l intérieur !!!!!) plus jamais cette marque c est fini . Allez je ne reste pas sur une déception …. A bientot pour de nouvelles aventures culinaires😉

  • Bonjour! Cette recette m’a fait de l’oeil vu que j’adore le yaourt ET les figues 😉
    J’ai donc voulu la tester aussitôt que j’ai récupéré du lait cru à la ferme.

    J’étais quand même un peu inquiète de laisser toute la nuit du lait cru à peine chauffé (ayant lu dans les commentaires quelques expérience où la fermentation semble avoir mal tourné), alors j’ai essayé à ma façon : après avoir préparé le mélange je l’ai mis en pots dans ma yaourtière (le vieux modèle Seb qui chauffe seulement au début). J’ai allumé la yaourtière et mis une couverture en laine dessus, comme je le fais toujours pour les yaourts.
    2h après en bougeant légèrement la yaourtière on voyait déjà que c’était bien pris!
    J’ai quand même laissé 3h pour être sûre, puis j’ai mis les yaourts au frigo pour la nuit et j’ai goûté le lendemain matin. Un vrai délice, ils sont parfaitement gélifiés et le goût est très doux.

    Moi qui adore le goût des figues sèches mais pas la consistance un peu « caoutchouc », là je peux en profiter dans une consistance crémeuse très sympa 🙂 C’est sucré mais sans excès. J’en referai sans hésiter!

    • Super !
      Mais il ne faut pas avoir peur de laisser du lait cru à température ambiante : c’est bien comme ça qu’on a inventé le yaourt !

      • C’est vrai c’est vrai 😉 la prochaine fois j’essaierai la méthode indiquée, si j’arrive à un aussi bon résultat sans allumer la yaourtière c’est tout bénef! maintenant que je sais que j’ai une méthode qui marche je peux en expérimenter d’autres sans stress 😉

  • Bonjour Marie-claire, je sais que vous avez déjà précisé que ça marche moins bien avec des laits végétaux mais je fabrique moi-même mon lait de soja (avec des « vraies graines bio sans OGM », de l’eau de source) et comme il contient autant de protéines que le lait de vache, ça pourrait peut-être marcher?

    • A vrai dire, chez nous ils n’ont pas fait long feu, quand j’en fais, en 48 heures ils sont mangés ! Mais je pense que, bien couverts, ils se conservent une semaine sans problème.

  • En réponse partielle à Marie José et peut-être à d’autres, j’ai tenté cette recette avec du lait végétal (le mien était millet/amande/noisette) et des figues fraîches. Je les ai coupées en fines lamelles, ai versé le lait par-dessus et ai laissé reposer toute la nuit à température ambiance (notez qu’il fait chaud en ce moment en Auvergne !).
    Ce matin, le mélange paraissait très épais et un peu bulleux. En y plantant la cuillère, j’ai découvert que la partie supérieure avait bien figé, mais en dessous c’était très liquide (deux phases donc). J’ai mélangé les deux et ai obtenu un yaourt à boire avec des morceaux de figues.
    Au niveau goût, très acide et un peu piquant, avec de très fines bulles que je comparerais à celle de la kombucha que j’ai pu réaliser par ailleurs.
    Je ne suis pas convaincue, même si je l’ai mangé, je ne referai pas. Mais bon, c’est ça d’adapter des recettes au pif avec ce qu’on a sous la main ! Si je devais réessayer, je mixerai les figues. Au cas où la ficine n’ait pas eu le temps de se développer.
    Merci pour ces nombreuses recettes inconnues. J’adore les fermentations \o/

    • C’est tout simplement que la boisson végétale (on ne parle pas de lait végétal sauf uniquement pour le lait d’amande et le lait de coco) s’est séparée en deux phases, l’une solide et l’autre liquide: il se produit la même chose dans les boîtes de lait de coco, c’est pourquoi il faut les secouer avant de les ouvrir.
      Il semble qu’il se soit produit une fermentation, car vous dites que c’était bulleux. Ça a acidifié le préparation, qui s’est séparée. La figue n’y est pour rien.
      Il est très rare qu’on puisse faire exactement pareil des recettes au lait animal avec des boissons végétales, il faut toujours adapter.

  • merci pour cette recette effectivement simplissime et goûteuse réalisée avec du lait fermier entier pasteurisé. A refaire très vite….

  • Bonjour Marie-claire,

    Est-il possible de mettre les pots dans une yaourtière (électrique) préalablement chauffée et éteinte lorsque l’on met les pots dedans?
    Merci pour votre réponse

  • bonjour, 24h après la fabrication (et conservation au frigo), le yaourt flotte en surface et dans le fond il y a comme du petit lait (2 cm pour un pot de 500 ml, c’est beaucoup quand même). Le couvercle a fait « pop » et il y a des mini bulles dans le yaourt. Avez-vous déjà eu ce problème ? A quoi est-ce dû ? Puis-je le consommer ?

    • Non je n’ai jamais eu ce problème. Ça ressemble à une sur-fermentation. Une bactérie qui fabrique du gaz. Qu’avez-vous utilisé comme lait ?

      • Du lait cru de ma vache, frais. Je pense avoir suivi toutes les instructions de la recette, si ce n’est le temps de trempage des figues qui a été plus long (6h peut-être).

        • peut être un temps trop long de trempage
          le 1 ère fois j’ ai juste laissé 30 mn ,c’ était très bien et le 2 ème fois mes figues sont restées plus longtemps et là
          c’ était  » flotteux  » et pas terrible
          MARIE CLAIRE , j ‘ ai tenté une autre façon de faire j’ ai mis les les figues à tremper dans le lait ,j’ ai obtenu une consistance plus épaisse pas mal du tout , juste un peu trop sucré cela doit être du au fait que le sucre des figues reste dans le lait ,alors que dans l’ eau il doit partir un peu
          mille mercis pour cette découverte

  • J’ai enfin trouvé les figues (ce n’était pas si compliqué finalement). La fermentation a bien pris et, niveau texture, ça me fait penser au lait gélifié au gingembre, c’est très léger. En revanche, je trouve ça beaucoup trop sucré! La prochaine fois, j’essaie avec 5 figues au lieu de 10.
    Encore merci pour la découverte!

    • Revenez nous dire si cela fonctionne avec seulement 5 figues, ce qui n’est pas certain, mais cela m’intéresse de la savoir.

  • Bonjour Marie-Claire,
    Impossible de se lasser de la magie de la fermentation ! J’ai déjà fait fermenter avec succès pas mal de bocaux de légumes, mais cette recette était ma première expérience avec des laitages… Quel régal ! C’est tellement simple et délicieux, le genre de dessert / petit-déjeuner / goûter que j’aimerais toujours avoir au frigo ! D’ailleurs, je pense en refaire dès que j’aurai fini cette tournée, j’ai la chance d’habiter près d’un bon fromager à Paris (Quatrehomme) qui a toujours du lait cru.
    Prochaine aventure de fermentation… Le levain ! J’ai déjà échoué deux fois, mais jamais avec votre méthode : c’est donc vers elle que je vais me tourner cette fois-ci 🙂
    Merci infiniment pour tout ce que vous faites, ici et dans vos livres. C’est un vrai bonheur de vous lire et de pouvoir bénéficier de votre expérience.

  • Bonjour Marie-Claire
    Et encore merci pour vos conseils! Hélas pour moi, c’est comme pour Francine, le lait ne gélifie pas, cela reste complètement liquide! J’ai essayé avec du lait cru entier, avec du lait frais pasteurisé, à des températures plus ou moins chaudes, rien à faire!
    Cela étant, ça donne quand même une boisson très agréable, donc ce n’est pas un échec total…

  • Marie-Claire, c’est vraiment super bon et réellement très facile à faire ! Merci infiniment pour cette recette.

    Un petit conseil, pour savourer ce dessert comme on le fait en Turquie : avant de servir, saupoudrer les bols ou les pots d’un peu de pistaches concassées et légèrement torréfiées — additionnées, si on en a envie, d’un peu de noix également concassées. Pour le goût bien sûr, et aussi pour la beauté du plat.

  • Bonsoir Marie Claire . Je parcours souvent votre blog où je trouve des conseils très intéressant Merci pour ces partages Il me vient à l idée de remplacer le lait cru difficile à trouver en ville par du lait fermenté plus accessible dans le commerce Que pensez vous de cette alternative ?!! Salutations à vous

  • Bonsoir Marie Claire . Je parcours votre blog régulièrement et je trouve mon bonheur en matière de fermentation .. Merci pour tous ces conseils Il me vient une idée pour remplacer le lait cru qui est assez difficile à trouver en ville … Ne pourrait on pas le remplacer par du lait fermenté vendu au rayon frais en grande surface … Qu en pensez vous , ? salutations à vous ».

  • Pour moi c’est un échec. J’ai essayé deux fois : un demi-litre de lait pasteurisé et des figues bio dans un petit saladier, repos 3 h et 4h sous une couverture. Résultat : une sorte de milk shake, très bon au goût mais pas du tout pris.
    Les autres y arrivent et se régalent, la jalousie me ronge. Est-ce que j’ai oublié ou mal fait quelque chose ?
    Peut-être essayer avec une yaourtière ?

      • Depuis quelques jours j’avais très envie de tenter ce « yogourt » qui n’en n’est pas un. Les nombreux commentaires me laissaient un peu sur la réserve. Saurais-je le réussir? La perspective du goût de figues m’a persuadée de passer à l’action. J’ai utilisé, comme souvent, du lait de brebis. Avec des proportions divisées par deux pour une premier essai j’ai obtenu une superbe « crème » ferme et savoureuse sans aucune acidité ni séparation des éléments. J’aurais bien vidé le pot….. A mon avis, un dessert à lui tout seul ce faux yogourt. Et je n’avais que des figues bien ordinaires, alors quand j’aurais de vraies bonnes figues bio et tout…..
        Encore une fois grand Marie Claire, quand je respecte à la lettre vos indications ça marche. Quelle chance d’avoir croisé votre blog!

    • Ne le prends pas comme un échec, Francine. Si la consistance du yaourt n’est pas au rendez-vous, la qualité nutritive et gustative sont tout de même réunies. Essaie avec du lait cru et laisse reposer la préparation bien au chaud dans des linges épais jusqu’au lendemain. Perso je met cela dans le four de la cuisinière. J’ai de bons résultats.

  • Aussitôt écrit, aussitôt fait… la nature est vraiment merveilleuse!! Qui aurait imaginé le mariage de la figue et du lait pour un résultat aérien, limite mousseux… légèrement sucré. Une découverte😁. Merci pour tous vos précieux conseils et merci de nous faire partager votre passion.

  • Bonjour Marie-Lyse,
    Juste par curiosité, pourquoi faut-il faire refroidir le lait ? S’il s’agit d’une fermentation enzymatique, pas de risque à mettre les figues dans le lait très chaud, si ?
    En tout cas, je vais vite faire cette préparation…

  • J’ai utilisé ma yaourtière avec un temps de chauffage d’environ 3 heures, j’ai mis les pots au froid le lendemain matin. Les yaourts sont fermes, le goût est très agréable et la texture légère (peut-être due à l’utilisation du blender). Merci pour cette recette.

  • bonsoir MARIE CLAIRE
    sitôt lu sitôt testée un régal
    j’ ai mis des figues baglama et du lait cru
    recette à garder pour épater les copines
    il est vrai que c ‘est très simple à réaliser avec les bons ingrédients
    merci !!!!

  • Bonjour à tous, Alors j’ai fait cette recette ce week-end. pour garder au chaud j’ai mis les yaourts dans ma yaourtière mais juste branchée pendant 30 minutes et je les ai laissé pendant 4 heures.
    Résultat une préparation ferme et fondante.
    Pour autant, le goût ne casse pas des briques. Mangeant des figues tous les matins au petit déjeuner, et ce depuis des années, je ne trouve pas que cette préparation apporte quoique ce soit d’intéressant gustativement, ni pour les figues ni pour le lait.

  • Je fais quelque chose d’approchant depuis plus de 20 an. Je coupe des figues en lanières dans un bol. Je couvre de lait et j’attends le lendemain matin pour déguster. En général l’ensemble est bien figé, surtout en été.
    Avant je le faisais avec du lait du commerce et maintenant avec du lait d’amende bio, cela fige un peu moins bien. j’y rajoute du psyllium blond, de la chicorée en grain, du Chia et du lin broyé (pour mes intestins capricieux)
    Daniel

  • Oh la là, j’en salive rien que d’y penser. Trouver le lait ne sera pas un problème, mais les figues sèches ça risque d’être plus compliqué… avez-vous des conseils sur la qualité des figues ? Ou est-ce que n’importe quelle horreur du supermarché fera l’affaire ?

    • Les figues de Turquie sont les meilleures, regardez l’origine sur l’emballage. Vérifiez aussi sur l’emballage qu’elles ne contiennent pas de sulfites (très important). Si vous trouvez des figues « baglama » vendues en vrac attachées par la queue avec un raphia : c’est ce qu’il y a de mieux. Sinon, les figues emballées « pulled » ou « lerida » sont plus belles. Évitez les « layer » qui sont ouvertes et écrasées : elles se déssèchent et perdent leurs graines.

  • Bonjour Marie Claire
    Merci pour cette recette qui me donne envie !
    Peut on utiliser des figues fraiches, car cette année mon arbre est couvert de figues
    la récolte sera abondante.
    Je fais mes yaourts maison avec du lait UHT cela fonctionne très bien.
    Merci pour votre aide.
    Blandine

    • En Turquie on utilise des figues sèches. Je n’ai jamais essayé avec des figues fraîches. En théorie la ficine est aussi présente dans la figue fraîche. Évidemment cela n’aura pas le même goût. Pour la conservation, je pense aussi qu’elle sera plus courte en raison de la fraîcheur des figues.
      Oui, techniquement cela fonctionne avec le lait UHT. Mais ce n’est pas du lait. rien à voir au niveau du goût et de la composition nutritionnelle.
      Mais chacun fait comme il veut (peut) 😉 .

      • C’est la troisième fois que j’en fais, à chaque fois c’est aussi délicieux et à chaque fois mes invités sont totalement épatés… (d’autant que j’ai la réputation, hélas justifiée, d’être plutôt nul question desserts et autres mets sucrés).

        Donc j’ai aussi essayé avec des figues fraiches. Ça fonctionne évidemment très bien, il n’y a pas de raison, mais c’est à mon avis nettement moins bon : il manque le petit goût de noisettes torréfiées qu’apportent les figues sèches. J’ai fait ça avec des figues noires, peut-être qu’avec les blanches ce serait meilleur ? Mais bah, autant garder les figues sèches, puisque c’est comme ça que c’est bon.

        Et donc également, j’ai trouvé que c’était dommage de servir ce lait gélifié comme ça, brut de décoffrage. Du coup, je m’en suis servi comme base pour un dessert servi dans des petits bols individuels, le caillé étant recouvert d’une couche de cerfeuil haché et surmonté par un demi-dôme de framboises (avec dessus, saupoudré, de l’estragon haché mêlé de nougat chinois au sésame réduit en poudre) et par un autre demi-dôme de fraises (avec dessus de la sauge mêlée itou de nougat au sésame broyé). deux demi-dômes font un dôme entier, j ne sais pas si je me fais bien comprendre. Et les herbes aromatiques dans la salade de fruits, c’est un vrai bonheur.

        Et là le drame, si je puis dire : c’était tellement bon que tout le monde a voulu avoir du rab’, sauf que du rab’ il n’y avait pas : je n’avais prévu qu’un petit bol par personne…

          • Ah, Marie-Claire, vous êtes invitée permanente à Mulhouse : il suffit de me prévenir quelques jours par avance pour qu’on décide du menu, et ensuite vous n’aurez qu’à mettre les pieds sous la table.

            Mais, en fausse modeste, vous posez la question alors que vous le savez très bien… — rires.

          • Ah Danielle, ce n’est pas de refus, mais il faudra attendre la saison des fraises, des framboises, du cerfeuil, de l’estragon et de la sauge, autant dire que ce n’est pas pour demain (je doute qu’avec des herbes sèches, ça fonctionne comme il faut). Et il faudra attendre aussi que je sache faire des photos, mais évidemment je peux essayer d’apprendre…

      • en effet Marie-Claire, mais il est regrettable tout de même d’utiliser du lait UHT. C’est un lait MORT qui n’a plus que des choses négatives. Si le goût est au rendez-vous, la qualité nutritive es peu présente. Je suis de ceux qui pensent qu’il faut allier au maximum la qualité nutritive et la qualité gustative si l’on veut préserver sa santé , la soigner…

  • Bonjour
    Ça à l’air délicieux. J’ai le lait mais pas les figues.
    Dés que j’en aurais racheté je tenterai la recette.
    Vous chauffer le lait à 40 45 degré mais faut il lui donner une ébullition avant ?
    Merci pour ces pauses gourmandes

    • Techniquement parlant, ça fonctionne. J’explique dans le billet pourquoi je préconise le lait cru. Parce que c’est e seul lait naturel qu’on trouve sur le marché, c’est tout.

    • Aucune idée. Pour le savoir, le plus simple est d’essayer 😉 . Venez nous dire le résultat, je pense que cela intéressera des lecteurs.

  • Bonjour et merci pour cette recette que je vais essayer très vite car elle est bien tentante ! Avant de me lancer je me pose deux questions :

    J’ai du mal à trouver du lait cru. Est-ce que cette recette fonctionne aussi avec du lait pasteurisé ?
    La taille des figues peut varier du simple au double, voire plus. Sur la photo j’ai l’impression que tu as mis des grosses. Est-ce que je me trompe ?

    En tout cas ça a l’air super bon.

    • J’explique dans le billet pourquoi je préconise le lait cru, ce n’est pas pour la réussite de la recette qui se fait aussi avec le lait pasteurisé industriel.
      je viens de peser quelques-unes de mes figues, elles pèsent entre 16 et 20 grammes.

  • Bonsoir Marie-Claire,
    Merci pour cette nouvelle merveille culinaire traditionnelle et naturelle. Je testerai dès que j’aurai racheté des figues sèches… J’en salive d’avance.

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