Sur les routes du lait

Colette Dahan et Emmanuel Mingassou sont d’un pays à fromage. Et même à grands fromages : ils vivent dans les Alpes, entre le Beaufort, l’Abondance, le reblochon et la tome des Bauges. Le lait les fromages sont leur passion.

En 2000, ils ont décidé de prendre une année de congé sabbatique, direction les steppes d’Asie centrale et de Mongolie, à la découverte des historiques civilisations du lait. De 2013 à 2015, un autre voyage eut lieu, suivant presque le même itinéraire, mais poursuivant jusqu’en Inde, au Népal et en Asie du Sud-Est. Au retour, ils se sont attardés en Russie et dans le Caucase.

La route du lait du Mont blanc jusqu’à la Grande Muraille

Un magnifique livre nous raconte ces voyages dans un 4X4 aménagé pour y vivre. Illustrés de sublimes et intemporelles photos, nous y découvrons un monde qui a peu de ressemblance avec le nôtre. Ce voyage permet de relativiser nos problèmes de riches en lisant les histoires et la vie de ces personnes d’autre pays. Des pays où il n’y a rien de ce qui fait nos vies remplies de superflu. Des gens attachants, qui ne possèdent pas grand chose, et qui pourtant donnent tout à l’étranger de passage !

Ce périple a duré plusieurs mois dans des contrées où le lait occupe une place essentielle dans l’alimentation humaine. Sans parler de sa place importante et symbolique dans tous les aspects de la vie quotidienne. De la Roumanie à la Mongolie, en passant par la Turquie, l’Arménie,  l’Iran, l’Azerbaïdjan, le Kirghizistan, le Kazakhstan… Je ne peux les citer tous ici. Le fromage et le lait fermenté a une immense part dans l’alimentation humaine, on s’en rend compte ici.

Et c’est absolument passionnant !

Les techniques laitières sont expliquées au fil du récit. On se rend compte qu’il existe à la fois une immense diversité dans les produits, fromages, yaourts, laits fermentés, etc. Mais aussi des points communs de l’Atlantique à l’Oural et au-delà. Au fil de ce voyage, nous découvrons des produits laitiers aux noms poétiques, et des techniques de fabrication traditionnelles. Nous remontons à la source des fromages, avec des fabrications ancestrales qui existent telles quelles depuis la plus haute antiquité, à une époque où la mutation générique de la persistance de la lactase n’avait pas encore eu lieu ! Cette mutation est très récente (moins de 10 000 ans). Le fromage a justement été «inventé» pour cette raison : pouvoir consommer du lait sans être malade.

Le fromage ainsi séché au soleil de l’Asie centrale se conserve durant des (dizaines d’) années. Il devient très dur, très concentré, et on le consomme principalement dans la soupe.

 

Pour commander le livre, à offrir ou à s’offrir cliquez ICI.



5 commentaires sur “Sur les routes du lait”

  • Bonjour Marie Claire, tout d’abord j’espère que tu as toutes les satisfactions pour le restaurant.
    je suis une véritable « addicte » au fromage! je les aime tous et particulièrement les chèvres et brebis et surtout ceux qui sont bien « avancés ». je fias mon fromage blanc et aussi une sorte de fromage ail persil poivre (à partir de yaourt). j’essaie de me dire de ne plus en acheter mais je succombe toujours…. c’est très difficile de m’arrêter quand je commence, il faut toujours que « j’égalise »…lol! merci pour cette lecture; bonne continuation

  • Bonjour,

    Je vous lis et suis avec gourmandise outre-manche.
    Je vous invite en Angleterre pour diffuser votre savoir.

    A bientôt.
    L

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