Le blog des aliments fermentés

Il n’y a pas de risque de botulisme avec la lacto-fermentation

Une récente affaire a fait du bruit : entre le 4 et le 10 septembre,  à Bordeaux une intoxication au botulisme a touché une quinzaine de personnes, dont une jeune femme de 32 ans qui est décédée, les autres hospitalisés, et plusieurs personnes sont encore aujourd’hui (27 septembre) en soins intensifs à l’hôpital. Que les choses soient claires : cela ne PEUT PAS arriver en consommant un produit lacto-fermenté, qu’il s’agisse de légumes, de yaourts, de saucisson ou de poissons…

Le Clostridium est un bacille dont les spores sont en forme de quille ou de bouteille, du grec klostir, qui veut dire « fuseau ».

Le botulisme est une maladie grave (mortelle dans 5 à 10 % des cas). La mortalité a considérablement été atténuée grâce aux techniques modernes de prise en charge en urgence, à condition que le diagnostic correct soit établi. Le temps d’incubation peut aller de quelques heures à quelques jours. Les atteintes sont neurologiques. Les symptômes comprennent, à des degrés variables : des signes digestifs précoces pouvant être fugaces (douleurs abdominales, nausées, vomissements, constipation ou diarrhée), une atteinte oculaire (défaut d’accommodation, vision floue ou double), une sécheresse de la bouche accompagnée d’un défaut de déglutition voire d’élocution, ou des symptômes neurologiques (fausses routes, paralysie plus ou moins forte des muscles). Il n’y a habituellement pas de fièvre.

C’est le poison le plus toxique connu à ce jour

Cette maladie est causée par une toxine extrêmement puissante, 500 000 fois plus puissante que le cyanure. Un milligramme peut tuer 40 millions de souris, soit 2000 tonnes de souris !  Elle est fabriquée par la bactérie Clostridium botulinum, qui vit dans la terre et peut se trouver dans les aliments si les règles d’hygiène n’ont pas été respectées. Les intoxications proviennent de conserves non acidifiées qui ont été insuffisamment traitées par la chaleur  : conserves à l’huile, bocaux artisanaux ou faits maison, aliments sous-vide, charcuteries mal préparées, mal séchées, etc.  Je vous ai déjà parlé des conserves à l’huile dans cet article. Relisez-le, c’est important si vous faites ces conserves.

Mais les conserves appertisées ou stérilisées sont également à risque. En 2011, une autre affaire avait envoyé à l’hôpital des consommateurs de tapenade d’un artisan qui faisait ses conserves dans un stérilisateur de ménage, qui ne monte qu’à 100°C donc.  La même chose que vous faites chez vous en faisant bouillir des bocaux dans une marmite. On ne s’improvise pas conserveur, il y a des règles à respecter absolument.

Je lis sur internet des recommandations qui me font frémir… Par exemple, bouillir une conserve 20 minutes au stérilisateur ou à la cocotte minute, c’est extrêmement dangereux ! Un stérilisateur et une cocotte minute ne sont pas des autoclaves. Pour faire une conserve sûre, la seule manière est d’utiliser un autoclave, qui peut monter à plus  de 120°C.

La spore du Clostridium botulinum résiste à 100°C pendant 2 heures , il faut le savoir.

Comment ça peut arriver dans un aliment ?

Vous allez me dire, mais si c’est une bactérie qui vit dans la terre, comment cela peut arriver sur du poisson qui ne provient pas de la terre ?

Cela peut arriver à tout moment de l’entreposage et de la manipulation du poisson, s’il est conservé dans un frigo avec des légumes à côté de lui, par exemple, ou si on découpe ce poisson sur une planche où l’on a précédemment découpé des légumes. Si on ne se lave pas les mains, si on ne nettoie pas bien ses ustensiles entre deux opérations.

Quand vous faites des conserves de poissons, ne posez jamais votre poisson sur un plan de travail où vous découpez habituellement des légumes.  Ou alors, nettoyez à fond et désinfectez la planche avant d’y poser le poisson (même chose pour la viande).

Si une spore de bactérie Clostridium botulinum se trouve sur votre aliment, et si le traitement thermique est ensuite insuffisant, cette spore va se trouver enfermée dans la conserve, en anaérobiose (absence d’air), et alors elle va germer et donner naissance à une nouvelle bactérie qui va fabriquer la toxine.

Cela ne se produit qu’en anaérobiose

C’est à dire en l’absence d’air ! N’ayez pas peur quand vous mangez de la salade ou du poisson frais ! C’est seulement quand la bactérie se trouve sans oxygène qu’elle fabrique la toxine. Aucun problème si on croque tout cru un radis sorti de la terre.

Incolore, inodore et sans saveur

Je vous rappelle aussi qu’une conserve contaminée par la toxine botulique est sans odeur particulière, sans saveur et  sans que la couleur du  produit soit spécialement changée. Et c’est  pour cela que c’est très dangereux ! La toxine peut être présente sans qu’on la détecte.

Dans cette affaire à Bordeaux, il a été dit que certaines sardines sentaient mauvais. C’est donc qu’en plus du Clostridium, il y avait autre chose qui s’est mal passé, ce qui aurait dû alerter tout de suite. Il fallait jeter, non seulement les sardines qui sentaient mauvais, mais tout le lot qu’on avait préparé ce jour-là !

La fermentation des légumes élimine complètement ce risque

Par chance les pathogènes ne supportent pas un milieu acide. Et dans nos fermentations, l’acide lactique assure un niveau d’acidité  suffisant pour que les pathogènes comme Clostridium botulinum ne puissent survivre. La mesure de l’acidité est le pH (ce qui signifie potentiel hydrogène. Plus le chiffre du pH est petit, plus c’est acide. Ainsi, les sucs gastriques de notre estomac ont un pH de 1, le coca-cola de 2,  le vinaigre a un PH de 2,5, la tomate a un pH de 4, le café un pH de 5, le lait frais un pH de 6 et l’eau est neutre avec un pH 7. Tout ce qui a un pH supérieur à 7 est basique ou alcalin. Il faut savoir aussi qu’un pH est 10 fois plus acide que le PH du chiffre supérieur, par exemple un pH 3 est 10 fois plus acide qu’un PH 4 et 100 fois plus acide qu’un PH 5.

Nos légumes fermentés ont un pH compris entre 3 et 3,5. Ils sont donc acides. Et c’est tant mieux ! Parce qu’aucun des pathogènes de notre alimentation  ne survit à cette acidité. Regardez le tableau ci-dessous, j’ai surligné les « mauvaises » bactéries, dont Clostridium botulinum. Le pH minimum qui permet leur survie est 4, et  4,8 pour botulinum. On est donc largement en-dessous avec nos 3,5 !

© Techniques de l’Ingénieur, traité Agroalimentaire https://doi.org/10.51257/a-v1-f1120

Aucune crainte à avoir, donc.

Et si par hasard votre fermentation ne s’était pas bien déroulée, il serait impossible que vous mangiez le produit car l’odeur serait épouvantable. Il n’y a pas de milieu : ou ça fermente, ou ça pourrit.  On ne peut pas s’intoxiquer, car on VOIT et surtout on SENT que c’est pourri. Contrairement à une conserve infestée de toxine botulique qui est inodore et sans saveur.

Ce point était nécessaire, vu les nombreuses questions qu’on m’a posées par e-mail. (J’ai beaucoup de retard pour répondre aux courriels, alors je réponds ici sur le blog pour que tout le monde y ait accès).


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109 commentaires sur “Il n’y a pas de risque de botulisme avec la lacto-fermentation”

  • Bonjour
    Je n’ai pas de lecteur de PH autre que des bandes papier. J’ai compris a la longue que ça manque de précision. J’ai fait des olives en saumure et le PH papier était de +/- 5, mais l’odeur était bonne, alors quoi faire, laisser plus que les 6 mois déjà passés ? Pour le kimchi qui a posé maintenant 1 mois, je nose le goûter vu que le jus est rouge à cause du piment, je ne peux donc me fier au papier PH déjà peu fiable… quoi faire?

    • On n’a pas besoin de mesurer le pH si on n’est pas un professionnel qui doit se plier à des controles. A la maison, ça ne sert à rien.
      Une fermentation réussie est TOUJOURS ACIDE. Si ce n’est pas le cas ça va sentir mauvais, et souvent les légumes deviennent tous mous, aspect et texture bizarres et la saumure est laiteuse même après longtemps (attention si vous remuez elle sera laiteuse quand même). Mais ce qui doit alerter principalement c’est l’odeur.
      Si ça sent bon, il n’y a pas de problème.
      Si ça sent la charogne, vous n’aurez de toute façons pas envie de le manger.

      Donc goûtez votre kimchi, je suis sûre qu’il est très bon !

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  • Bonsoir
    ma question sur le sel n’a pas de sens du fait que c’est la base de la lacto-fermentation.
    En plus je pratique ce genre de conserve qui chez nous à complètement remplacé la stérilisation
    vos réponses sont claires et précises, on y apprend beaucoup Gratitudes
    bien à vous
    pm

  • Concernant les olives vertes qu’on fait attendre dans l’eau salée ( qu’on change plusieurs fois d’ailleurs) pas de soucis ? Normalement une fois que l’amertume est parti on met une fine couche de l’huile sur le saumure contenant les olives.

  • Bonjour ! Existe-t-il un risque en mettant dans de l’huile d’olive pendant longtemps des ingrédients SECS ? (parfaitement secs).

  • Bonjour,
    Est ce que le kishk (recette de boulgour fermenté – mais uniquement 4 jours – avant de le mettre façonné en boules dans l’huile) peut être problématique ?
    J’espère que non, et avez-vous déjà essayé c’est excellent ?!
    Bonne journée

    • La fermentation du kishk, à ma connaissance, est plus longue que cela. J’ai entendu ou lu 10 jours à 3 semaines. Et d’autre part elle se fait avec du yaourt. Donc non ce n’est pas problématique.

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        • La recette originelle de ce « kishk du pauvre » est fermentée pendant au moins 2 semaines. C’est nécessaire, il ne faut pas raccourcir, pour des raisons sanitaires car ça doit être bien acidifié.
          Voici une recette ici (en anglais mais vous pouvez la faire traduire par une appli de traduction) : https://bakinghermann.com/keshek-el-fouqara-lebanese-bulgur-cheese/

          Sinon, le kishk traditionnel est un mélange de yaourt ou de lait fermenté et de boulgour, on fait une pâte un peu ferme en mélangeant les deux, avec un peu de sel, et on laisse fermenter une douzaine de jours en pétrissant tous les jours. Au bout de ce temps on fait de boules qu’on laisse sécher au soleil. Le résultat se conserve des années. Pour l’utiliser, on le réduit en poudre et on fait une soupe qui est absolument délicieuse.

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          • Merci beaucoup pour votre réponse.

            J’ai un gros bocal de kishk du pauvre fait il y a six mois avec que 4 jours de fermentation avant la mise dans l’huile, j’en ai mangé les 3/4 sans problème, est ce que c’est un risque de manger le reste, ou non car si un pot est contaminé c’est tout le pot ?

            Merci pour la recette envoyée je prendrai celle-là dorénavant !

  • Bonjour,

    Existe-t’il un risque avec la mousse ou le liquide qui s’échappe généralement du bocal lors des premiers jours de fermentation ?

    Jusqu’au moment où la fermentation devient stable et le bocal posable sur une étagère sans son indispensable soucoupe de sécurité, des précautions particulières sont-elles necessaires pour le nettoyage ou la manipulation de celui-ci ?

    Un grand merci pour votre travail,

    Excellente journée à vous

  • Bonjour,
    j’ai realisé des bocaux lactofermenté (saumure a 30g/L) de celeri rave, pommes, oigons etc.. J’y ai egalement mis des chataignes prealablements roties sur le poele. La fermentation s’est bien passée et le gout est tres bon mais apres certaine lecture je m’interoge sur la potentiel dangerosité du produit. qu’en pensez vous? Merci d’avance!

  • Bonjour,

    L’appareil ayant l’air sensible à entretenir (ré-étalonnages réguliers nécessaires, sensibilité de l’électrode, nécessité de maintenir celle-ci humide de préférence), les offres internet étant nombreuses et en trouver en magasin dans lesquels bénéficier de conseils avisés semblant délicat,

    auriez-vous un modèle de PH-mètre en particulier que vous recommandez pour mesurer l’acidité d’un bocal en cas de doute ?

    Merci à vous pour vos articles, pour votre travail, pour ce temps consacré à ces milliers de commentaires. Merci pour votre passion.

  • Bonjour,

    Il existe un risque, si votre fermentation n’abaisse pas le pH me manière suffisante et assez rapidement pour inhiber la croissance de C. botulinum et que vous conservez le produit au frigo, sous emballage.
    Le risque est très faible, mais il existe, surtout à la maison, quand les règles d’hygiènes et de contrôle (pH) sont inexistantes. Avec l’augmentation du nombre d’amateurs de lactofermenté, je ne serai pas surpris de voir des cas de botulismes liés aux lactofermentations dans les années à venir.

  • Bonsoir,
    j’ai voulu faire une sauce tomate (peu salée…) avec des herbes fraiches, et ail/oignon puis je l’ai fait cuire (30mn)
    – j’ai fait bouillir les bocaux quelques minutes
    – une fois la sauce mixée
    – j’ai mis la sauce dans les bocaux le parfait avec joint
    – j’ai voulu suivre la recette d’un chef et du coup j’ai stérilisé ma sauce dans une marmite (pas du tout adaptée) pendant 45 minutes (comme le chef…) https://www.youtube.com/watch?v=Dw1xXToIgNw

    bref après coup j’ai émis un doute sur cette manière de faire….

    et je suis retournée sur votre blog >>>> Est-ce que c’est possible d’ouvrir le pot et juste de consommer sous quelques jours ma sauce que je viens de faire ce soir ? de mettre à l’air libre ou c’est trop tard ?
    (pour pas jeter mon pot/ gâcher ma sauce) est-ce que le botulisme peut se développer en 45 minutes de cuisson par exemple dans un bocal?

  • Je n’arrive pas à trouver l’info pour la fermentation au sucre … Notamment avec les sirops crus (koso) pour le risque du botulisme. Merci d’avance

  • Bonjour Marie-Claire,
    Un grand merci pour votre article !
    Si une fermentation se passe mal, un bocal de légumes par exemple, le pH sera au-dessus de 4 et le botulisme pourra s’y développer sans que l’on s’en rende compte, non ? Pourquoi cela pourrirait forcément ? Les conserves ne pourrissent pas, par exemple.
    Merci beaucoup pour vos explications.

    • Si une fermentation se passe mal, oui, le pH est élevé et donc le botulisme peut s’y développer. Mais pas que le botulisme, puisque, je vous le rappelle, le contenu n’a pas subi de traitement thermique. Les micro-organismes responsables de la putréfaction s’y développent donc aussi.


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      • Bonjour!
        Tout d’abord merci pour votre site et cette mine d’or en infos! Quel plaisir de vous lire, c’est clair, et cela donne envie!
        J’ai commencé il y a quelques années avec les lacto-fermentations ( grace à votre site).
        Puis j’ai fais mes levains, et mon pain, et de la Kwass, et maintenant, j’aimerais savoir si je peux diversifier, et surtout s’il y a des risques de developpement de toxine botulique dans les boissons fermentées au levain?
        ( bochet-hydromel- mais aussi fermentation d’herbes et de fruits )
        En général, je mets une cuillère à soupe généreuse de levain, du sucre et/ou du miel ( parfois bouilli au préalable pour le bochet, auquel je rajoute des épices) et mon pain sec émietté ( pour la Kwas). Je filtre l’eau du robinet avec une carafe filtrante.

        Là j’ai lancé un test avec : des orties préalablement lavées, du miel (froid)+/- 200gr, de l’eau froide ( env 1l) , 2 cas de sucre roux et une belle cuillère de levain ( + quelques ml de kirsh). Je mélange 2x/jour, avec une cuillère en bois.
        Dois-je acheter du papier ph pour contrôler l’acidité et être sure ou cela n’est pas nécessaire?
        Si ce n’est pas assez acide, puis-je rajouter des cristaux d’acide citrique, et si oui, en quelle proportions?

        Je vous remercie mille fois pour tout, et pour votre réponse. Au plaisir de vous lire!
        Daphné.

  • Bonjour Marie-Claire
    Y-a-t-il un risque de botulisme avec des jus de fruits frais pasteurisés à 75-80° auxquels on ajoute un peu d’acide citrique pour augmenter le taux d’acidité ?
    Par contre quelle durée de conservation ?
    Note : vous m’avez tellement fait peur avec le botulisme que je me suis séparée de mon stérilisateur !

  • Bonsoir Marie -Claire,
    J’achète depuis pas mal de temps des tomates séchées conservées dans l’huile, huile à laquelle je rajoute des herbes séchées ( thym et romarin), je suppose qu’il n’y a pas de problème ou faut-il que je les « déshuile » pour les faire fermenter avant le retour dans l’huile ?
    Autre question : j’ai retrouvé des bocaux de fruits ( rouges pour la plupart)que j’avais fait macérer dans de l’alcool pour fruits autour de 40 degrés environ. je ne me souviens plus si j’avais rajouté du sucre, il y a …très très longtemps (beaucoup d’années )
    je n’ose pas les goûter même si ça sent plutôt bon, mais je sais que ce n’est pas un critère
    Y-a-t-il un risque ?

  • Bonjour, on m’a transmis une recette qui m’a mis le doute et j’aurai aimé avoir votre avis :
    2 têtes d’ail crues entières, 2 citrons crus en morceaux, 1 bonne cuillère a café de miel, le tout recouvert d’huile d’olive. Dans un bocal, au frigo pendant deux semaines… quelques questions :

    – cette recette semble t’elle risquée ?
    – La présence du citron permet elle de baisser le PH pour assurer un milieu assez acide pour être sain ?
    – Est-il possible/nécessaire de mesurer le PH de ce mélange en achetant des bandelettes ?
    – Le miel fait-il « fermenté » le mélange ? Malgré qu’il soit huileux etc…
    – Le fait que ce soit au frigo permet-il au mélange d’ « évoluer » correctement ou mieux vaudrait qu’il soit à température ambiante pour se développer ?

    Merci pour votre travail et toutes les réponses que vous nous apportez !
    Bonne fin d’année !! 🙂

  • Bonjour MC, si je cmprends bien, cela dépend du PH. Outre ma question précédente sur la compote , j’en ai une autre : j’ai fait de la confiture avec à a place du sucre, du raisiné, en suivant une recette d’un vrai livre de cuisine (donc en faisant confiance quand meme 🙂 ) . MAis n’étant pas convaincue car trouvant cela très peu sucré, je l’ai gardée au frigo tout ce temps (plusieurs mois). A chaque fois que je l’ouvre, il y a une couche de moisi sur le dessus, on l’eneleve et on mage ce qui est dessous (très bon). Je la trouve assez acide et peu sucrée. Pensez vous que l’on prend des risques ?!
    Merci d’avance pour votre aide!

  • Merci pleinement pour toutes ces explications tres claires.
    Je m’apprete a faire de la creme de marron, donc une conserve. Est-ce dangereux sachant que les chataignes ne sont pas acides?

  • Bonjour Marie-Claire,
    Merci encore pour cet article très éclairant !
    Une question concernant les confitures auxquelles j’ajoute parfois des herbes fraîches (thym, romarin, laurier) en fin de cuisson, accompagnées d’un jus de citron.
    Y-a-t-il un risque dans ces préparations et pourquoi ?
    Merci beaucoup pour vos réponses.

    • Ne confondez pas la toxine, la bactérie qui la produit, et la spore, ce sont trois choses différentes.
      La spore est une forme végétative de la bactérie, qui est très résistante et peut survivre des milliers d’années.
      La spore peut se trouver dans le produit que vous mettez en conserve. Il faut au moins une température de 12O degrés pendant plus de 10 minutes à coeur du produit, pour la tuer. C’est là que c’est très important de stériliser assez longtemps et à assez haute température !
      80 degrés sont nettement insuffisants ! Horreur malheur !
      Dans l’environnement anaérobie de la conserve, si elle n’est pas tuée, la spore va germer et se transformer en une bactérie active qui va à son tour produire la toxine.
      La toxine est effectivement dénaturée par une ébullition pendant plus de 10 minutes, à 100 degrés. Mais les sardines en conserves, en général on ne les fait pas bouillir avant de les manger. Et même les légumes en conserve, souvent on les réchauffe simplement, sans les faire bouillir.


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  • Bonjour Marie-Claire,

    Merci pour cet article très intéressant. Je me demandais si il y avait un risque de botulisme avec l’ail fermenté au miel?

  • Bonjour Marie-Claire,
    Un tout grand merci pour votre article et votre site en général, une mine d’or!
    Vous avez parlé du développement de la toxine en milieu huileux, qu’en est-il des pestos de basilic ou ail des ours qui sont faits à domicile ou artisanalement? Est-ce dangereux?
    Merci!

  • Bonjour. J’ai souvent vu sur des chaines youtube des conseils indiquant qu’au retour du marché, on peut laver et couper les légumes en morceaux (carottes par ex) et les conserver dans un récipient d’eau au réfrigérateur afin de les garder frais et croquants le plus longtemps possible. Qu’en pensez vous ?
    Cdlt.

  • Bonjour Marie-Claire,
    Merci beaucoup pour le partage de vos connaissances.
    Je souhaitais savoir si éventuellement la stérilisation au four pourrait être une bonne solution ? Et aussi pourquoi ne faites vous pas de conserves, car elles n’ont plus aucun intérêt nutritif ? Et enfin, si le PH de notre estomac est de 1, cela veut dire que la toxine se répand dans notre organisme avant d’atteindre celui-ci ? Merci encore de prendre le temps de nous répondre. Belle continuation à vous.

  • bonjour, merci pour cet article qui rassure sur les lacto et qui donne envie de stopper toute méthode de stérilisation.. (je vais continuer que les bocaux de tomates au tube solaire… je crois)

    Vous aviez écrit un article sur le sujet du botulisme il y a quelques années et expliqué une méthode pour faire des huiles aromatiques, a l’ail, au basilic ? si et seulement si on fait sûrir ces derniers avant de les mettre dans l’huile. avez vous déjà fais des huiles au basilic préalablement lactofermenté et obtenus une. huile bonne en goût et qui se conserve a température ambiante toute l’année ?

  • Bonjour, j’ai fait une pâte à tartiner avec des noisettes fraîches. Si j’ai bien compris, il est plutôt conseillé de sécher ou griller les noisettes. Pouvez-vous me le confirmer?
    Je vous remercie beaucoup

  • Bonjour Marie-Claire
    Le tableau est très intéressant mais l’accès à la ressource se fait via un abonnement onéreux… pouvez vous m’orienter vers une ressource similaire ? (je suis professeur de cuisine au lycée hôtelier d’Illkirch-Graffenstanden près de Strasbourg).
    PS : Merci beaucoup pour vos travaux, les fermentations sont très largement sous-exploitées dans le secteur de la restauration commerciale et de l’éducation en France… »la peur des microbes » plane dans notre société…

  • Bonjour Marie-Claire
    Donc, si j’ai bien compris, pour être sûr , il faut stériliser les conserves plus de 2h, par ex 2het demie et à pluds de 100 °, par ex à 110°
    Que pensez-vous de la déshydratation ?
    Je déshydrate à 40° mais au moins 8h et plus si nécessaire les légumes , les plantes pour tisanes et les fruits plus rarement : y-a-t-il un danger ?

  • bonsoir Marie Claire. J’ai l’habitude de faire mon pâté; une heure de cocotte minute est ce suffisant; jamais été malade puisque je suis là ce soir! merci pour la réponse et, cet article. Moi non plus je ne fais pas de conserve stérilisée en dehors de mon pâté.

  • Bonjour Marie Claire et merci pour cet article. Ça fait froid dans le dos !
    Qu en est il des conserves réalisées dans les cuves de stérilisateur (100°C) avec des bocaux Le Parfait (et en suivant les recettes + preconisation du site le parfait) ? Le joint et la mise sous vide ne garantissent-ils pas l innocuité de la conserve ?

    Par ailleurs, j avais lu plusieurs fois sur des groupes Facebook des personnes realiser et « steriliser » leur coulis et sauce tomate comme on fait des confitures, en remplissant les bocaux bien chaud et en les retournant pour creer le vide d air. Je trouvais ça juste fou et incroyablement dangereux, d autant qu elles les conservent pendant 1 an ! Que pensez vous de cette pratique ?
    Bonne soirée

  • Bonjour Marie-Claire

    Merci pour toutes ces informations précises et précieuses. Ma première question : avec la conservation vinaigre/eau/sucre pas de risque non plus ?
    Je crois comprendre toutefois qu’avec des herbes fraîches, que ce soit en saumure ou au vinaigre il y a des risques que la toxine se développe ?

  • Grand merci Marie-Claire pour ce très précieux article! Je n’avais pas encore compris que la contamination est complètement indétectable!
    Ça fait froid dans le dos et il vaut mieux choisir son restaurant…
    Pouvez-vous m’indiquer avec quel instrument vous mesurez le PH de vos préparsations – en dehors des lactofermentations bien sûr – Merci par avance

  • Bonjour Marie-Claire, merci beaucoup pour cet éclairage ! J’avais lu que le PH des lacto-fermentations était trop bas pour permettre le développement des bactéries pathogènes mais je saurai désormais vers quel article renvoyer les sceptiques quand on me dira que mes « pratiques de sorcière » (je dis que ça bouillonne et que ça fait souvent pchiiit à la maison !) sont risquées ;o) ! J’ai loupé une seule fois, en plus de 10 ans, une lactofermentation : c’était du brocoli dans un bocal à vis (bocal de compote recyclé). Je m’en souviens encore et bien que je sois allée immédiatement sortir le sac poubelle, l’odeur est restée dans l’appartement de très longues heures, malgré la diffusion d’huiles essentielles, l’encens et le papier d’Armenie….

  • Merci Marie-Claire, cet article était effectivement nécessaire. Je savais pour la lacto-fermentation mais pas que cette bactérie survivait à 100 degrés pendant 2 h 😱
    Je fais peu de conserves, je n’utilise pas de thermomètre mais je stérilise à gros bouillons pendant 45 min. J’espère que c’est bon!

  • Bonjour Marie-Claire,
    J’ai lu avec intérêt votre article à propos du botulisme, et je me permets de vous signaler une petite inexactitude… Vous écrivez « Il faut savoir aussi qu’un pH est 100 fois plus acide que le PH du chiffre supérieur, par exemple un pH 3 est cent fois plus acide qu’un PH 4 et mille fois plus acide qu’un PH 5. »
    Ce n’est pas exact, car le Ph est un logarithme (plus précisément, l’opposé du log décimal de la concentration en ions oxonium H3O+ ) et, par conséquent, en tant que log décimal, l’écart entre deux « niveaux » de Ph est un facteur 10. Un Ph 4 est donc juste 10 fois plus acide qu’un Ph 5
    Bien cordialement,

  • Merci pour votre article éclairant
    Suite à cette lecture, la question me vient pour les légumes que nous mangeons crus, d’autant plus les racines (radis, carottes, salades, endives etc ..)? Sont ils potentiellement contaminés avec ce Clostridium Botulinum?

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