SOS pain au levain

Voici un résumé des problèmes que l’on peut rencontrer lors de la panification, et les pistes d’amélioration. C’est classé en 3 étapes dans l’ordre chronologique de la panification : levain tout point, avant cuisson, et cuisson. 

Si j’ai oublié des choses, je les compléterai au fur et à mesure avec vos questions.

En ce qui concerne le levain lui-même, il y a ici une page SOS pour sauver un levain en détresse : CLIC.

Le levain tout point

Mon levain tout-point est redescendu parce que j’ai trop attendu, puis-je l’utiliser quand même ?

Non , vous devez refaire un nouveau rafraîchi et l’utiliser quand il arrive au maximum de sa pousse, c’est à dire quand il est sur sa phase ascendante proche du moment ou il va redescendre. S’il a commencé à redescendre c’est trop tard.

  • Comment reconnaître un levain en phase ascendante ou descendante alors qu’il est au maximum de pousse ?
    • Phase ascendante : la surface est bombée, convexe.
    • Phase descendante : la surface est concave.

J’ai oublié de retirer le chef et j’ai malheureusement utilisé tout mon levain chef pour faire mon pain

Pas de panique ! Si vous n’avez pas lavé le récipient du levain, il suffira d’y remettre de l’eau et de la farine, et le levain va repartir. Si vous l’avez lavé… eh bien il faut recommencer à zéro.


Avant cuisson

Au pétrissage, bien qu’elle devienne lisse, ma pâte reste très molle et collante

  • Votre farine contient trop peu de gluten
  • Vous avez mis trop d’eau
    • On ne met pas toute l’eau au début et on fait un bassinage pour rectifier éventuellement la quantité d’eau. Il faut ajouter l’eau par petites quantités pour finir par tomber juste.
  • L’eau est trop chaude
  • Vous ne pétrissez pas assez longtemps
    • Pétrissez jusqu’au décollement de la pâte

Lors du soufflage, la pâte se remet à coller

  • Laissez-la reposer 5 minutes après la fin du pétrissage.
  • Vous la travaillez trop en profondeur. Il faut juste la rabattre sur elle-même puis faire une boule sans chercher à la re pétrir.

Le pâton ne monte pas lors de la 1° fermentation

  • Température trop froide
  • Temps de pousse trop court
  • Si c’est en pousse lente au frigo : manque d’amorçage de la fermentation au chaud avant le frigo
  • Le levain n’est pas assez actif : trop vieux, pas assez en quantité, n’a pas poussé assez longtemps, utilisé au mauvais moment (voir plus haut)
    • Si le levain est faiblard, donnez-lui un rafraîchi de plus pour obtenir le tout point.
    • Si vous mettez peu de levain, la fermentation dure plus longtemps, pensez-y.
  • La  farine ne contient pas assez de gluten
  • La farine est trop vieille

Le pâton a bien monté mais il est très mou et impossible à manipuler

  • Manque de détente avant la division et le façonnage:
    • Renversez le pâton sur le plan de travail, et repliez-le simplement 2 fois sur lui-même. Attendez 5 minutes : la pâte est retendue.
  • La fermentation a duré trop longtemps
  • La température était trop élevée
  • Le pâton colle :
    • Fleurez bien le plan de travail, farinez vos mains et ne travaillez pas la pâte en profondeur, seulement en surface.

Le pâton a croûté

  • Pâte trop peu hydratée
  • Air trop sec
  • Courants d’air
  • Oubli du sel

Le pâton ne monte pas lors de la 2° fermentation

  • 1° fermentation trop longue
  • Façonnage trop serré
  • Pâton croûté
  • Température trop froide
  • Temps de pousse trop court

Le pâton colle au tissu  de la couche  ou du banneton lors de l’apprêt

  • Le tissu doit être saturé de farine : rajoutez-en
  • La fermentation a duré trop longtemps
  • Il a fait trop chaud durant la fermentation
  • L’air est trop humide

Le pâton s’étale comme une galette sur la planche à enfourner

Il est normal que le pâton s’aplatisse un peu, surtout si la pâte est très hydratée, mais s’il se transforme en galette quand vous le retournez sur la planche et  l’incisez c’est que l’apprêt a duré trop longtemps.


À la cuisson

Mon pain est tassé, plat, trop cuit, pas assez cuit, plus cuit d’un côté que de l’autre, terne, brûlé, moche…

Une bonne cuisson du pain suppose d’avoir un four digne de ce nom. Il faut donc un vrai four pouvant monter à 270°C-300°C, et possédant une bonne inertie thermique. Les mini-fours aux minces parois, fours combinés, grills, ou ce genre, ne conviennent pas.  Si vous n’avez qu’un mini four, ne cherchez plus pourquoi votre pâton qui avait pourtant belle allure à la fin de la levée donne un piètre pain…  C’est malheureux mais c’est ainsi.

Et même dans un bon four ménager, vous n’obtiendrez jamais la même chose qu’un boulanger dans son four professionnel. On peut toutefois s’en approcher en utilisant une pierre réfractaire qu’on place en bas du four et qu’on préchauffe au minimum 45 minutes à la température maximale du four.  Une cuisson dans une cocotte en fonte est aussi une bonne alternative. Cherchez « pierre à pain » ou « pierre à pizza » sur internet.

Le coup de buée est indispensable.  2 méthodes : on place un ramequin d’eau au début de la cuisson, ou bien on verse de l’eau dans la lèchefrite du four qui doit être placée sous la pierre, directement sur la sole du four ou sur une grille. Si on a la chance d’avoir un four vapeur, on met la vapeur durant le premier quart de la cuisson.

Le pain s’étale, s’écroule ou s’aplatit dans le four

  • Pâton trop hydraté
  • L’apprêt a duré trop longtemps

Le pain ne monte pas dans le four

  • Apprêt trop long
  • Manque d’hydratation du pâton
  • Pâton croûté (voir plus haut)
  • Absence de grignes
  • Four trop chaud
  • Four pas assez chaud
  • Chaleur tournante

Les grignes ne s’ouvrent pas

  • Manque de force de la pâte ( mauvaise farine, mauvaise hydratation, mauvais pétrissage, autolyse trop longue, pointage trop court, mauvais façonnage…)
  • Pâton collant, trop hydraté, air trop humide
  • Pâton croûté (voir plus haut)
  • Mauvais geste pour faire les grignes
  • Lame de rasoir émoussée
  • Four trop chaud
  • Four pas assez chaud
  • Pierre (ou sole) pas assez chaude
  • Chaleur tournante
  • Excès de pousse
  • Excès de buée lors de la cuisson

La mie est dense et peu alvéolée

  • Manque d’hydratation, pâte trop ferme
  • Manque d’apprêt
  • Façonnage trop serré avec dégazage
  • Excès de force de la pâte (trop de gluten, farine vieille, pointage trop long, trop de rabats, détente trop courte, façonnage trop serré)
  • Four trop chaud
  • Mauvaise incision, ou pas d’incisions
  • Manque de buée

La mie est humide, collante

  • Mauvaise qualité de farine
  • Pâte trop hydratée
  • Trop de sel
  • Four trop chaud
  • Cuisson trop courte

Les alvéoles sont nombreuses mais toutes petites

Il faut savoir qu’autrefois, les grosses alvéoles étaient considérées comme un défaut du pain ! Grosses alvéoles ne veut pas dire mie aérée, c’est même souvent le contraire : la miel est plus moelleuse avec de nombreuses petites alvéoles. Mais si vous tenez vraiment aux grosses alvéoles, il faut :

  • Hydrater fortement la pâte
  • Pétrir le moins possible
  • Faire un façonnage lâche, sans dégazer ni serrer.

La croûte est trop dure et épaisse

Il est normal qu’un pain au levain, surtout s’il est de gros volume, ait une croûte épaisse : c’est elle qui lui assure une longue conservation. mais si elle est vraiment très dure, ça peut être :

  • Oubli du sel
  • Excès de force de la pâte (trop de gluten, farine vieille, pointage trop long, trop de rabats, détente trop courte, façonnage trop serré)
  • Pâton croûté (voir plus haut)
  • Oubli de la buée ou pas assez importante
  • Four pas assez chaud et cuisson trop longue / ou oubli de retirer la chaleur tournante
    • Faites des pains de plus petit volume, pour les cuire moins longtemps et à four plus chaud

La croûte est trop fine

  • Four trop chaud et cuisson trop courte
    • Faites des pains de plus gros volumes qui cuiront plus longtemps et auront une belle croûte

La croûte est trop pâle, et/ou terne

  • Manque de buée
  • Oubli du sel
  • Manque de cuisson
  • Le pâton a croûté (voir plus haut)

Le pain est brûlé en-dessous alors que le dessus est normal

  • Mauvais réglage du four : excès de chaleur au niveau de la sole
  • Pain trop bas dans le four
  • Cuisson sur plaque en fonte

Le pain est brûlé au-dessus, alors que le dessous est normal

  • Mauvais réglage du four : excès de chaleur au niveau de la voûte
  • Pain trop haut dans le four
  • Absence de préchauffage de la pierre
  • Cuisson sur plaque non préchauffée

Le pain se déchire en bas ou sur le côté

  • Grignes mal faites
  • Excès d’apprêt
  • Pains trop rapprochés dans le four, qui se touchent
  • Manque de chaleur du four
  • Chaleur plus importante en voûte qu’en sole du four
  • Manque de force de la pâte  (mauvaise farine, mauvaise hydratation, mauvais pétrissage, autolyse trop longue, pointage trop court, mauvais façonnage…)


38 commentaires sur “SOS pain au levain”

  • Bonjour Marie-Claire,

    Toit d’abord merci pour cette mine d’or d’information!
    Je commence la belle aventure de faire son pain au levain.. mais voilà je rencontre quelques embûches! Tout d’abord je dois vous dire que j’habite au Québec, alors certes ce n’est pas le froid polaire toute l’année, mais obtenir une température ambiante de 25-28C relève du quasi impossible dans nos maisons.. et encore l’hiver n’est pas arrivé!.

    De fait, mon levain fonctionne à peu près. À vrai dire je ne suis jamais arrivé au stade où il doublait en 3-4 heures. Soit me suis-je dit, il avait l’air bien (odeur, texture, etc.). J’ai donc fait du pain (3 essais déjà).
    Le résultats est mitigé: mon pain ne lève pas ou presque, la pâte que j’obtiens est difficile à entailler avant de mettre au four, et au final le pain est bon (et lève à la cuisson) mais la mie trop dense…

    Que faire? Est-ce que je dois impérativement attendre que le levain double? Mon four a une fonction de levée de pâte, devrais-je m’en servir? Pour ce qui est de la farine, ici le concept de T n’existe pas… dois-je me rabattre par défaut vers de la farine bio?

    Vous voyez beaucoup de questions!

    Merci beaucoup

    Parick

    • Les chercheurs d’or en Alaska gardaient leur levain dans une petite poche sous leur chemise pour qu’il soit bien au chaud 😉 .

      Pour la mie dense, le levain faiblard, des pistes sont dans l’article.

      Votre four a une fonction levée de pâte ? n’attendez pas ma permission pour vous en servir…

      Les « T » indiquent le degré de blancheur de la farine. Ça n’a rien à voir avec le fait que ce soit bio ou pas. Ça peut être bio et blanc ou pas bio et complet et inversement. Plus le chiffre est petit, plus la farine est blanche et plus il est élevé, plus elle est complète : T 150 est de la farine intégrale, T 110, complète, T 80 bise, T 65 blanche, T 55 extra blanche et T 45 extra-extra blanche…

      • Super merci pour toutes vos réponses !!
        Je pense que je vais mettre mon pot de levain entouré d’une vielle couverture 🙂

        Concernant le levain justement j’ai quand même un doute. Un levain actif et prêt à être utilisé doit-il impérativement avoir doublé en 3-4 heures , ou le simple fait d’avoir doublé en 10 heures (avec surface bombée etc..) signifie qu’il est bien prêt à l’emploi ?

        Merci encore !

        Patrick

        • Si c’est un levain débutant, il peut être lent et monter en 10 heures, mais ce n’est pas un temps « normal ». Donc trouvez un endroit plus chaud. Avez-vous essayé la box internet ?

  • Bonjour Marie-Claire, à force de suivre vos conseils mon pain s’en trouve dévoré par mes amis, Merci ! Il se trouve que lorsque je fais un pain pour mes amis il est consommé très frais et là, pas de problème, c’est en vieillissant (après 24h) que les choses se gâtent, la mis devient élastico-cahoutchouteuse… Merci pour un éventuel remède.

  • Bonjour, une question sur le levain
    Il m’en faut 500 g pour faire 3 pains.
    Après le premier rafraîchi j’en ai 100 g, Puis-je faire un second rafraîchi avec 400 g ( 150 eau et 250 farine ) ou dois-je le faire en plusieurs fois? 100 – 200 – 500 ?
    Merci pour vos conseils

    • Pour des questions d’optimisation de la multiplication microbienne, il vaut mieux choisir des proportions 1:1 ou 1:3 ou 1:5. Les lévées auront évidemment des temps plus longs avec des forts rafraîchis.

      Pourquoi ne gardez-vous pas 250 g de levain ?

      • Parce que je n’ai que 50 g, d’où ma question
        :-). Je vais suivre vos conseils et faire 1:1 jusqu’à avoir la quantité nécessaire
        Un grand merci

  • Merci pour tout vos conseils cette page récapitulative est un vrai trésor! J’arrive à faire un pain que tout le monde qualifie de très bon Merci c’est grâce à vous!
    Mais j’ai un problème pour gérer mes 2 fournées: les 2 premiers pains sont au four au bon moment, mais les 2 suivants doivent « patienter » et cette gestion est parfois difficile surtout en période de fortes chaleurs.
    Il m’est même arrivé de les mettre au frigo pendant la cuisson des 1ers pains! J’ai bien vu qu’ils avaient trop attendus
    Comment gérer cela?
    Merci pour votre réponse
    Bien cordialement
    Anne-Marie

    • Il faut mettre un des deux pâtons plus au frais que l’autre, pour qu’il lève moins vite. OU bien en ralentir un en le plaçant a frigo une demi-heure au début de la levée.
      Il faut penser à rechauffer le four à son maximum entre les deux cuissons. Mais quoi qu’on fasse, souvent le second pain est moins réussi que le premier.

      • MERCI beaucoup!
        Je vais essayer les 2 méthodes et voir celle qui fonctionne le mieux pour moi .Le pâton allait au frigo toute la cuisson et je pense que c’était trop effectivement.J ‘aime bien la 1ere méthode et je vais mettre le pâton ds un autre four éteint avec des bouteilles très fraiches.
        Bonne soirée
        Anne-Marie

  • Bonjour Marie-Claire,
    Mon pain ne gonfle jamais à la 2° Pousse. Donc pour avoir un pain qui gonfle, je le sort du pétrin et le laisse gonfler directement dans la plat que j’enfourne.
    Mon pain est très pain, mais ressemble plus à du pain de mie qu’à un vrai pain.
    Quand je le façonne pour la 2° pousse, il ne gonfle pas, la mie est noire, serrée et il a un goût beaucoup plus fort.
    Qu’en pensez-vous ?
    Bien Cordialement.
    Isabelle

      • Bonjour Marie-Claire,
        D’abord je vous remercie pour votre site qui est vraiment très agréable et très pédagogique pour apprendre à faire du bon pain maison au levain.
        Cependant j’ai quand même quelques questions :
        Il faut savoir que je fais mon pain en grande quantité( poids finale de la pâte 8 à 9 kg) , j’ai une très bonne levée, mais je n’ai pas une mie très alvéolé, quelle pourrait être mon erreur?
        Et si je mets la même quantité d’eau en gardant vos proportions je me retrouve avec de la soupe plus qu’une pâte .
        Du coup j’en met moins forcément mais est-ce que c’est gênant pour la mie ?
        Je vous remercie pour tout
        Cordialement,
        Élise Pécot

        • Merci. Pour la pâte peu alvéolée, des pistes sont dans l’article ci-dessus.

          Il faut de toute façon adapter la quantité d’eau à votre farine, chaque farine est différente. Donc si votre pâte est trop souple, oui, mettez moins d’eau.

  • Merci pour toute cette info. Avec vos instructions pour pain et levain, je réussis un pain qui a une consistence satisfaisante. Simplement, il laisse un arrière-goût disons prononcé et désagréable. Je suis dans un endroit particulièrement chaud et humide, et je surveille le levain qui pousse très rapidement; mais peut-être dois-je aussi réduire bien plus la durée du pointage et de l’apprêt. Mais peut-être avez-vous quelque conseil pour mieux réussir le pain quand il fait chaud et humide.

    • Si le goût est prononcé c’est que la fermentation est trop longue.
      Tout est accéléré dans les endroits chauds et humides ! Pour ralentir la fermentation, on peut utiliser une eau de coulage la plus froide possible, idem pour les rafraichis des levains.

  • Bonjour Marie-Claire,
    Un grand merci pour ces portes grandes ouvertes sur la vie, le pain…
    Mon four m’embête, il est en fonte, sa température est constante, 230 degrés.
    Je pourrais modifier un barbecue extérieur existant en four à pain à bois, bien sympa certainement, mais gérer stock de bois et température pour chaque fournée me semblent difficiles. Je n’ai guère de place dans ma cuisine pour installer un four électrique me permettant d’obtenir cette chaleur tombante nécessaire pour une bonne cuisson.
    Pouvez-vous me donner votre avis ?
    D’avance merci, bien cordialement.
    Véronique
    PS : J’attends, non pas un levain, mais un petit pétrin en peuplier, merci aussi pour l’excellente adresse de Hubert Mauillon !

    • A vrai dire 🤔 je ne sais pas. Si vous ne pouvez pas faire de chaleur tombante, c’est en effet compliqué. Je ne suis pas spécialiste en fours, mais il existe des forums sur les fours à bois.

  • Excusez-moi, j’ai mal orthographié le verbe « sortir » . J’ai mis un « t » au lieu du « s » de circonstance et je n’ai pas pu récupérer mon message pour faire la correction.
    Si vous vouliez le faire pour moi, j’en serai ravie.
    Merci.

  • Bonjour Marie-Claire,
    Je fais le pain pousse lente et je le fais cuire dans ma cocotte en fonte. Il est bien doré lorsque je le sort du four, il sonne creux si je cogne par dessous, par contre il ne « chante pas ». Il est bien croustillant le premier jour mais dès le lendemain il a tendance à sécher. La croûte devient dure et il est difficile à couper.
    Ai-je mis trop d’eau ou pas assez en le préparant ? Mon four est-il trop chaud lors de la cuisson ? Ou qu’elle pourrait en être la raison ?
    Merci à vous.

    • Il faut conserver le pain dans un torchon en lin épais de préférence. S’il sèche beaucoup après avoir été coupé, c’est que la pâte n’est peut-être pas très hydratée… ou que l’air ambiant est très sec.

      Si la croûte est dure, vous avez la réponse plus haut dans l’article.

  • Merci beaucoup Marie-Claire pour ce travail fort précieux…

    A l’occasion, ce serait chouette que vous consacriez une page sur les pains à l’engrain, au khorasan ? des blés durs, dits « anciens », de faible force boulangère, réputés non panifiables !

    Merci !

  • Bonjour Marie-Claire
    ..et merci pour ton dévouement, energie et passion sur le sujet.
    Je ne sais pas si je suis au bon endroit avec mon commentaire mais bon, je me lance!
    A force d’essayer j’essaie de perfectionner mon levain et pain et je suis arrivé à un super équilibre, grace à tes excellents tutoriaux:
    — Levain à base de T150 bio uniquement, si je change en cours de de route et que je nourris avec de la T65 bio, catastrophe garantie, portant mon pain délicieux est fait à base de T65, et j’en passe des kg de T65, à chaque fois ça lève comme une bombe et ça retombe et je me retrouve avec: un bol de vinaigre… (tu parlais chou, acétone.. moi c’est comme si je sniffais une bouteille de vinaigre blanc, toujours)
    — hydratation 60 à 70%, ça marche toujours, très beau levain
    — je l’utilise directement au bout de la 2ème ou 3ème levée, j’essaie d’apprécier sa vigueur…
    — mettre le paton au frigo, après 2h d’ambiant, même avec frigo à 10-12°: catastrophe! bien puni avant la cuisson pour rattraper le coup, j’arrive à ranimer « le malade » avec plusieurs rabats et au bout de plus de 3h de pousse..

    Alors vous me demanderez « où est mon souci »?
    Y en a pas si ce n’est le partge de cette passion, que chacun doit adapter sa manière de faire et de vous remercier.
    Ce qu’il faut dire aux visiteurs du site et lecteurs est que la beauté de tout ça ce sont les pains qui ne sont jamais les mêmes d’une fournée à une autre, contrairement à la boulangerie du coin où le pain est le même du 1er janvier au 31 décembre….

  • Bonjour et merci pour tous vos conseils clairs et utiles.
    Déjà adepte du kéfir de fruit, j’ai acheté tous vos livres, si bien faits, et expérimente la fermentation des légumes.
    Après quelques tâtonnements, réussi levain et cuisson. Et me suis régalée (même pas parfaits, avant, c’était mieux que mon boulanger bio… dont la mie reste toujours très collante et difficilement mangeable. J’ai grâce à vous une idée du pourquoi). J’espère que le prochain sera aussi réussi. Pour le levain, depuis que je le fais avec de la farine de seigle, je n’ai plus eu le moindre problème.

  • Un grand merci pour ce complément d’informations. Votre aide nous est précieuse. Mon levain est de plus en plus fort chaque jour. Mon pain est bien meilleur également. J’apprends tout les jours en observant, ainsi je m’améliore. Quand je n’ai pas de réponses à mes questions, il me suffit de vous relire…Un GRAND MERCI !!!

  • Bonjour Marie-Claire, Je voudrais des explications pour la buée comment s’y prendre, j’ai une lèche frite au bas du four, je verse une tasse d’eau au moment d’enfourner mais cela s’évapore tout de suite, j’ai dernièrement mis des pierres de lave dans la lèche frite et aspergé d’eau mais pareil ca sèche trop vite. Je fais des baguettes et voudrait une croûte croustillante, elle est trop dure pour l’instant je crois que c’est dû à un manque de buée, amicalement, Claudine

    • Oui c’est normal et ce n’est pas grave, la buée n’intervient qu’au début de la cuisson de toutes façon. Vous pouvez aussi mettre un récipient rempli d’eau dans le four juste avant d’y mettre le pain.

    • Un four ménager ne pourra jamais égaler un four de boulanger. Il faut un bon four avec une bonne inertie thermique. Il doit chauffer à 270°C. Il faut lui ajouter une pierre qu’on préchauffe pour imiter la sole du four du boulanger.
      Et effectivement, on choisit un mode en convection naturelle, sans chaleur tournante.

      • Bonjour,

        Merci pour ce mode d’emploi très précis et détaillé, qui m’a permis de comprendre pourquoi mes alvéoles sont grandes et irrégulières, mais chez nous on aime bien comme ça…

        Côté cuisson, je voulais partager une expérience personnelle qui donne de très bons résultats sans four exceptionnel ni équipement spécifique.

        Je cuis en cocotte en fonte (dans laquelle le pain fait sa dernière levée),
        je mets les cocottes tout en bas du four, à four froid, avec le couvercle,
        je mets en route le four en chaleur d’en bas ( mon four n’a qu’un mix sole + chaleur tournante,) .
        Donc four à 240° pendant 1 h 40, pour deux gros pains bien bien cuits.
        J’utilise 275 g de levain et 1,05 kg de farines en tout.

        Merci et à bientôt, au plaisir de vous lire et d’apprendre encore!
        Bon courage pour cet été…

        • Bonjour,
          Moi aussi j’utilise un « petit » four qui monte à 240.
          Je cuis en cocotte en verre ou en terre (je n’ai pas de fonte).
          Je suis plutôt satisfaite de mes pains,mais mon problème est que mon pain accroche au démoulage !
          Je huile pourtant abondamment… Je démoule à chaud.
          Avez-vous de bons conseils?

          • Ça peut-être que le matériau n’est pas adapté à la cuisson du pain. Le verre par ex, ne l’est pas.
            Essayez de fariner plutôt que huiler.

          • Bonjour,
            Et pourquoi ne pas « tapisser » la cocotte d’une feuille de papier sulfurisé qui remonte, à les dépasser, sur les bords.
            Jean-Michel 71

          • J’ai essayé avec du papier sulfurisé, mais c’était pire que tout ; impossible de détacher le papier, et j’ai dû couper toute la croute. Je vais essayer de changer de moule. Merci en tout cas du conseil

  • Merci pour ces explications précises et abondantes Je fais mon pain régulièrement et en plus du plaisir de consommer ma production la fabrication est un moment d émotions créatives J apprecie ce partage de connaissances

Répondre à Anne-Cha Annuler la réponse

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.


Pin It on Pinterest

Share This